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La question de l'Âme, dans toutes ses déclinaisons.
 
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 heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com

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Cristobal
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MessageSujet: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Mar 18 Juil - 18:44

--- To The Bone (Netflix 2017) ---





« To The Bone », ou les mystères de l’anorexie que l’on qualifie habituellement de mentale. Ce n’est pas spectaculaire, il n’y a pas là de super-héros, mais une réelle « pulsion de mort » et de volonté de se détruire soi-même, de s’effacer, de s’annihiler, de se réduire en cendres et en miettes. Des histoires de trajectoires brisées, de fondations qui s’écroulent, de vies morcelées et de corps violentés que l’on voudrait littéralement désincarnés, c’est-à-dire sans chairs. Squelettes ambulants et déjà prêts à se coucher au fond de quelques trous, la vie ici ne tient plus qu’à un fil prêt à se briser à tout instant.

Rondes incessantes et continues autour d’assiettes et de plats que l’on voudrait annihiler et vider de toutes substances, corps révulsés que l’on voudrait retourner comme d’une marionnette de chiffons qui pourrait montrer ses entrailles de plus en plus transparentes, claires et blanches, « Jusqu’à l’Os », car tel pourrait être le titre aussi, nous raconte l’histoire de ces toutes jeunes filles (le plus souvent) en mal d’existences. Un mystère le plus souvent entier pour les familles et les soignants qui tentent d’accompagner ces trajectoires filiformes de vie hoquetantes où des êtres humains semblent ne jamais finir de vomir leur être même.

Prouesse cinématique et artistique ici que ce film qui réussit à captiver de réelle et singulière manière notre attention tout du long, car même si ces histoires de corps en perdition se finissent souvent mal, elles restent la plupart du temps des parenthèses étranges et torturantes enveloppant certaines des plus jeunes années de vie de jeunes adolescents tentant de gagner les rivages plus stables et plus sûrs d’incarnations viables.

Car mettre de la chair sur les os, c’est laisser palpiter et vivre émotions, affects et sensations. C’est en fait et toujours établir une connexion à tout le moins minimale avec le point d’ancrage central et nodal du coeur. C’est entreprendre souvent, et dans le meilleur des cas, un voyage initiatique jusqu’aux terres englouties et que l’on croyait perdues des royaumes du coeur. C’est retrouver le point origine, restaurer et reconstruire les liens brisés, et se blottir enfin au creux de la figure et maintenant le corps de la mère nourricière.

Mort, déréliction et résurrection, telle est l’histoire et la trajectoire désormais ascendante d’un corps enfin apte à chanter et relayer les ondulations toutes de mystères emplies de l’âme.

Un bon film.

https://heart1001.wordpress.com/2017/07/16/to-the-bone-netflix-2017/

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Cristobal
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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Mar 18 Juil - 18:50

--- Kong : Skull Island - Ce n'est pas mauvais....., c'est très mauvais.... Smile ---





J’ai pour habitude et pour principe de ne parler que des films que j’ai aimés, appréciés, de ceux qui ont pu être une source d’inspiration et de divertissement de franc, bel et bon aloi. Parce que cela est bien plus plaisant de se réjouir, la qualité et la tonalité des émotions entrant dans la danse aidant aussi à ouvrir le champ/chant pour de toujours possibles méta-critiques : discours sur le discours, rêveries, jeux de mots et prétextes à toutes sortes d’hallu-cinations.

Mais il est parfois bon de rire, ensemble je l’espère, rires et plaisanteries qui manquent en fait cruellement à « Kong : Skull Island », car cela aurait peut-être sauvé ce film qui n’est pas atrocement mauvais non plus, mais simplement ennuyeux.

Bon public, aimant également Rohmer dans ses oeuvres que la série entière des « Terminator » (exception faite et réserve certaine néanmoins pour « Terminator – The Sarah Connor Chronicles », qui contient beaucoup de bonnes choses, mais dont le budget modeste empêche une adhésion véritablement passionnée et entièrement éveillée), je suis partant et volontaire pour toutes sortes de « pop-corn movies ».

Des effets spéciaux très bien réalisés, une photo en mode HDR et aux couleurs vivantes et intenses, des filtres verts et jaunes, des hélicoptères en mode « Apocalypse Now », une île du crâne avec combat entre créatures titanesques en mode Peter Jackson, des personnages types en mode archétypes dansant ensemble le récit d’aventures en territoire hostile, avec le baroudeur, le vétéran qui a survécu pendant des dizaines d’années dans la jungle, le collectif des peuples indigènes pittoresques et ici très sympathiques, même si peu causants, la photographe, pas complètement blonde et nouant un timide contact avec Kong le roi et le dieu vivant des lieux, un chef dans le rôle du méchant qui veut mener sa guerre à lui et se venger d’autres méchants, bref les ingrédients sont là, mais la sauce ne prend pas. Cela tourne au vinaigre, le soufflé n’arrive jamais à lever, le flanc est cramé, et le repas de fête est devenu immangeable.

Ce qui est dommage. Et pouquoi ? Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de personnages étoffés, parce que tous les acteurs de cette excursion n’ont pas de racines ni d’histoires singulières, exception notable pour John C. Reilly qui est le seul à bénéficier d’un rôle digne de ce nom en vétéran et survivant de la deuxième guerre mondiale.

Parce qu’il y a juxtaposition de tableaux et de scènes sans liants aucun (toujours ce problème de sauce ratée….). Nous nous déplaçons dans une sorte de parc à thèmes, allant de-ci de-là vers quelques stands, et attendant le numéro suivant.

Une déception donc, même si la forme est tout à fait digne de ce nom.

En guise de conclusion, on (re)lira avec plaisir –>> une critique (+++) que j’ai invitée en ces lieux et qui chante bien au contraire les louanges de « Kong : Skull Island » : texte magnifique en tous points, analyse fine et documentée, travail d’expert.

En somme, ce qui compte en ces matières, c’est la possibilité que nous avons, les uns et les autres, de jouer avec les mots, les images, les sons, les idées et les émotions, chaque film étant un point de départ pour des jeux infinis.

Le trailer enfin, qui est selon moi la meilleure chose à retenir de cette aventure. « Kong : Skull Island (2017) ». Il est de ces films, comme avec « Prometheus » de Ridley Scott par exemple, où la bande annonce surpasse et surclasse très largement le film lui-même.

Enjoy !!!

https://heart1001.wordpress.com/2017/07/18/kong-skull-island-ce-nest-pas-mauvais-cest-tres-mauvais/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Mer 19 Juil - 6:45

--- Crossing Home: A Skier’s Journey (Jordan Manley – Vimeo) ---




« Si le voyageur de la route bleue est sans idéal et sans engagement immédiat (il sait à quoi mènent les interventions trop hâtives), il est aussi sans espoir, ce qui signifie, en toute logique, qu’il ne peut jamais être désespéré. Son état d’esprit est celui d’une allégresse lucide. Quand j’étais jeune adolescent sur la côte ouest de l’Écosse, le poète-penseur dont je me sentais le plus proche était un certain John Milton. Dans un de ses essais, ce républicain cosmologue dit ceci : « Nombreux sont ceux qui s’occupent de circonstances, rares ceux qui remontent aux principes. Ô terre, terre, terre ! » Cela m’avait profondément marqué. Remonter aux principes… Les principes, ici, sur la route bleue, sont élémentaires, radicaux et extrêmes. Ils ont pour noms roche, vent, pluie, neige, lumière. Il s’agit, passage après passage, d’entrer en dernier lieu dans le grand rapport. C’est sur les routes bleues du monde que recommence, avec tout le reste, la vraie littérature. »

(Kenneth White, « La Route Bleue », 2013)

Kenneth White et la géopoétique, « théorie-pratique transdisciplinaire applicable à tous les domaines de la vie et de la recherche, qui a pour but de rétablir et d’enrichir le rapport Homme-Terre », pourraient être les acteurs et le choeur majeur appelés pour commenter et dire la route bleue suivie par Jordan Manley et quelques-uns de ses compagnons héros de l’exploration tous azimuts dans le grand blanc, mais vert, et bleu aussi de la Colombie Britannique. Périple gigantesque de plusieurs semaines qui voit nos skieurs et marcheurs de très hautes altitudes dévaler des pentes enneigées vertigineuses, points minuscules et enjoués parcourant les étendues immenses. Une route blanche au travers des Rocheuses Canadiennes, depuis quelque au-delà de Vancouver pour gagner la houle Pacifique. Une route blanche et verte et bleue et grise et noire où l’on serait porté à sentir la pulsation de la terre première, à rejoindre les passages pour certains empruntés par hommes et bêtes, mais pour la plupart ici tout simplement rêvés des grandes transhumances de l’âme et de l’esprit en quête du point origine.

« En venant à Vancouver, j’avais en tête toutes sortes d’idées plus ou moins vagues, qui allaient trouver sur place leur configuration, mais, pour commencer, j’avais planifié un itinéraire : un voyage plein de mouvement et de vision, de Vancouver à Seward, via Ketchikan, Wrangell, Juneau, Skagway et Sitka. Avec une logique se déployant graduellement, de façon quiète et secrète, à partir d’une cause fugace ou d’une autre. Lignes marines et lignes mentales. Correspondances cosmographiques. Une initiation, une exitiation. Avec toujours un œil critique sur les choses de ce monde.

Tel était le projet.

Ce que je n’avais pas encore, c’était un bateau. »

(Kenneth White, « Les Vents de Vancouver », 2014)

Le film « Crossing Home » de Jordan Manley (28′), en libre accès sur Vimeo, est surtout une danse athlétique élégante, magnifiquement filmée et découpée, avec une succession ininterrompue de paysages sidérants : forêts labyrinthes où l’on se fraie un chemin avec dans le dos les ailes repliées d’une paire de skis ne cessant de sonner contre branchages entremêlés et souches intriquées, déserts blancs et bleus, pics vertigineux que l’on dévale à toutes vitesses et force expertise, éclats des cieux, des nuages et des eaux, navigation dans les eaux grises et vertes de quelques rivières aimantées qui vous emportent jusqu’aux grandes eaux ouvertes de l’océan Pacifique, l’aventure est sereine et apaisante, ouvrant en grand les pages d’un grand silence.

Enjoy !!!

https://heart1001.wordpress.com/2017/06/18/crossing-home-a-skiers-journey-jordan-manley-vimeo/

Le film en entier et en libre accès sur Vimeo :

https://vimeo.com/182970337

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Mer 19 Juil - 20:38

--- Queen of the South (Alice Braga – 2016) ---





Alice Braga est l’actrice principale, et elle est omniprésente, dans quasiment chaque plan, pour la simple et bonne raison que nous suivons son histoire et la course effrénée de sa vie. Et comme elle est une excellente actrice, et très bien dirigée, cela est bien. Pour avoir vu à ce jour les sept premiers épisodes de la Saison 1, il apparaît que nous avons là une histoire extrêmement bien écrite, avec un tempo soutenu, de l’action bien menée et quasiment constante, sans effusions de sang en mode gore, ni de mises en scènes outrancièrement violentes et traumatisantes. Et c’est en soi une prouesse qu’il faut célébrer, tant les conditions de vie (de vie?) de ces êtres humains, esclaves pour beaucoup d’entre eux, et assassins pour beaucoup d’entre autres, nous donnent à voir ce que Dante aurait pu aisément appeler l’Enfer.

Tous les acteurs jouent leur partition de façon inspirée et convaincante. La photo est de bonne facture, le scénario est de qualité, et on ne s’ennuie jamais. Loin par exemple de l’insoutenable violence, âpreté et générale détestation du genre humain comme a pu le faire Ridley Scott dans « Cartel », ou encore à mille lieux de « Savages » d’Oliver Stone qui donnait l’invraisemblable spectacle de meurtres et autres tortures venus du dernier cercle des Enfers et le tout enveloppé et emballé dans une esthétique chatoyante, multicolore et bronzée (en ces matières, n’est pas Quentin Tarantino qui veut, certes….), « Queen of South » démontre au passage combien il est difficile de dire l’insoutenable facette d’une humanité déviante, égarée et comme en chute dramatiquement libre, tout en évitant de sombrer dans le voyeurisme le plus cru et pervers.

Car meurtres il y a, mensonges également, luttes intestines pour le pouvoir, appât du gain, asservissement de l’humain, destruction des corps et des âmes, tout cela est le corps et le coeur de cette série que l’on suit toujours avec intérêt, d’épisodes en épisodes, en parfait alignement avec le regard ouvert, triste souvent, écarquillé aussi, et presque en état de sidération de notre héroïne qui se trouve comme catapultée et immergée au creux d’un monde de ténèbres où l’on ne croiserait sur son chemin que des êtres inquiets et tourmentés, torturés et torturants, arpentant sans relâche et comme en courant des labyrinthes dégoulinant de sang, dans un état de suffocation qui confine au vertige, au choc et à la stupeur.

Une vraiment bonne série, disponible sur Netflix.

https://heart1001.wordpress.com/2017/06/24/778/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Jeu 20 Juil - 7:24

--- Vertigo - Hallucination Douce ---




Vertigo, Hitchcock, 1958, vous avez deux heures. Deux heures pour dire cette hallucination douce qui fait de ce film votre film de coeur, à ce jour, et sans doute pour toute éternité. Un film à part, à côté, par-delà et au-delà de votre podium singulier qui vous fait placer sur la première marche, champion toutes catégories confondues du 7° Art, le ci-devant « Avatar » de James Cameron (Mais vivrons-nous suffisamment longtemps pour découvrir Avatar 2 et 3 et 4 et 5….???? Mystère…), talonné de très près il faut le dire par « Max Max Fury Road » (En 1 bis donc. Amen, Amen. Alleluiah…), avec ensuite sur la deuxième marche « Le Retour du Roi » de Peter Jackson, et en trois « Kill Bill » de Tarantino.

Bref, « Vertigo » est LE film qui s’est élevé au fil des ans au pinacle de ce que l’on peut sans doute rêver de mieux, dès lors que l’on s’attache au spectacle des émotions et des énergies en mouvements (e-motions). Et « Vertigo », c’est aussi l’histoire d’une image et de couleurs qui n’ont cessé de rajeunir et de se voir magnifiées au fil des ans et des décennies. Nous nous rappelons, du moins pour certains d’entre nous, la version (pas si mal quand même) imprimée et captée sur les cassettes VHS.

Puis vint, ô miracle, ô joie pétrifiante quand même le dvd. Moderne le dvd, un film renouvelé et encore plus clair et coloré. Comme un rêve déjà, et le début d’une découverte et d’un amour naissant pour ce film. Mais il n’est pas de limites qui tiennent, en ces temps bénis de l’âge d’or du cinéma que nous vivons depuis quelques temps, car il advint le blu-ray, et ici tout particulièrement une version entièrement restaurée de Vertigo, tout à fait correcte en dvd, mais inouïe et explosant tous les critères de qualité en blu-ray.

Vertigo en blu-ray, c’était (et c’est toujours) tellement beau qu’il fallait se retenir pour ne pas pleurer (j’exagère ???) devant l’explosion surréelle des couleurs, la profondeur de champ, avec un effet quasiment 3D sur grand écran, les contrastes, le déploiement des détails…. Est-ce un rêve ? Enfin, et pour achever là ce voyage bienheureux au pays des couleurs enchantées, et comme cerise sur le gâteau, on atteignait des sommets encore plus renversants grâce à Amazon Prime Video qui proposait le film, du moins dans les premiers mois de sa venue en France, dans une palette de couleurs encore plus intenses et éclatantes, Amazon faisant un excellent travail sur l’entièreté de ses métrages d’ailleurs (question de goûts et de choix pour la lumière et en somme les tonalités diverses pixellisées).

Vertiges donc pour un film qui atteint l’universel, qui nous parle d’amour, de désirs, de rêves accomplis, mais qui raconte aussi la percussion des êtres contre les murs du non-dit, du mensonge, de l’ignorance et de la peur. Vertiges du héros tournant autour d’une idée, d’une image, d’une émotion, ne sachant pas toujours (le héros, l’héroïne, le spectateur, le héros/spectateur/héroïne ?) ce qu’est le réel et où commence le rêve.

Vertiges de la solitude transmuée dans le couple qui commence alors à créer un monde nouveau. Vertiges aussi d’un idéal embrassé qui s’incarne et se met à chanter de manière évidemment pulsatile, dans ce qui fut le quotidien des anciennes et par moments mornes habitudes. Vertiges quand se fait jour le pays que l’on croyait imaginaire et inatteignable, quand s’efface l’ancien monde et que s’annoncent une autre sphère, un autre univers, autrement plus vibrant et comme en constante élévation et expansion.

Alors oui et définitivement, ce film racine classé en 2012 au rang de champion toutes catégories par un panel de journalistes, et supplantant « Citizen Kane », oui ce film porte haut et fort son étendard vert et rouge qui fait de lui une sorte d’archétype fondateur. Et oui, le pont de San Francisco, le ci-devant « Golden Gate » filmé par Hitchcock dans « Vertigo », est le pont que je vois toujours, partout et encore quand je découvre qu’il est littéralement explosé et atomisé dans « Terminator 5 », et dans « Godzilla » aussi il me semble (atomisé et détruit). C’est encore lui que je vois dans « La Planète des Singes 1 & 2 », et c’est encore et toujours ce pont là que j’aperçois au loin dans « Devine qui vient dîner » (Stanley Kramer).

Et oui encore il est bel et bon de reconnaître et d’entendre le « Tristan und Isolde » de Wagner dans la version de Bernard Herrmann, quand tourne le couple et que s’incarne le rêve dans cet étrange brouillard vert d’une chambre d’hôtel se mettant soudainement à tourner tel un manège magnifique qui sonne et chante, lanterne magique toute illuminante, vaisseau aux miroirs renversants et tout éclairants.

Et oui toujours, qu’il est bel et bon de découvrir l’expertise, la maîtrise et l’intelligence de Hitchcock ne cessant de jouer avec ces images changeantes et en à-plats vertigineux, agrandissant toujours les perspectives et les résonances, quand il s’agit d’embraser le couple en parfaite harmonie avec la déflagration synchronisée de quelques déferlantes vagues océaniques, et sous le regard et la protection d’un pin maritime en mode bonzai, sculpté âprement et diligemment par la très ample respiration de quelques vents venus d’un au-delà que l’on ne soupçonnait pas.

On pourrait s’entretenir ainsi pendant quelques pans d’éternité de ce film, du vert de la Jaguar et de la chambre d’hôtel, du rouge littéralement irradiant, pulsatile et flamboyant qui fait advenir et surgir la femme aimée au détour d’une salle de restaurant, mais cela risquerait de nous entraîner loin, très loin….., jusqu’au Vertige.

L'article original, avec des tonnes de photos et de vidéos en plus :

https://heart1001.wordpress.com/2017/06/12/vertigo-hallucination-douce/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Jeu 20 Juil - 21:28

--- Colombiana (Luc Besson - 2011) ---





Luc Besson a produit et écrit » Colombiana », avec Zoé Saldana dans le rôle titre. Trajectoire magnifique pour cette actrice qui n’en finit pas d’inscrire son nom au panthéon du cinéma (Star Trek, Avatar, Les Gardiens de la Galaxie, pour les principaux rôles), « Colombiana » est une sorte de « Nikita » en Amérique du Sud.

On y retrouve la patte de Luc Besson que l’on pourrait caractériser par une attention soutenue et experte aux scènes d’action, une affection toujours remarquable pour la belle image et le décor exubérant et solidement charpenté, et des personnages sans grandes profondeurs ni vraiment habiles dans l’expression de leurs émotions, ce qui n’est pas un problème en soi quand il s’agit de créer de beaux objets de cinéma.

Avec « Colombiana », et douze ans avant déjà (1990) avec Nikita, Luc Besson donnait tout son éclat à l’héroïne magnifique et déterminée, affrontant tous les obstacles sans perdre de sa superbe, sorte de météorite venue d’un autre monde et d’un autre temps (certains pensent qu’il s’agit en fait de notre futur….), et en capacité de faire régner une certaine idée de la justice, par toutes sortes de moyens, et le plus souvent en mode déflagrations, inflammations, avec cette ponctuation toujours de l’arme de poing et/ou du fusil de très haute précision qui ne laissent aucun répit à l’adversaire (souvent très méchant), quand il ne s’agit pas carrément du lance-roquettes pour missile très énervé et tout explosant.

La violence est sèche et quasiment abstraite, pour tous publics et sans dégoulinements de sang, et le film suit une trajectoire tendue presque tout du long, exception faite sans doute d’une ventre mou en début de deuxième partie, quand il s’agit de se poser quelques instants et de tenter de donner à voir et ressentir des personnages doués et dotés d’émotions (chose difficile à mettre en scène et à transmettre pour Luc Besson dont ce n’est pas le domaine de prédilection, nous l’avons dit tout à l’heure).

Et Zoé Saldana de mener la danse, au sens propre et au figuré, l’actrice jouant à plein de ses qualités physiques (formation notamment en danse classique dans ses plus jeunes années) et de son extrême minceur (trop ?) pour mener avec brio et grâce toutes sortes de missions dangereuses, en solo, et toujours très acrobatiques.

Cascades impeccablement menées, explosions au millimètre, photo magnifique, et beaux mouvements de caméra, voilà du cinéma comme on l’aime aussi, sans vulgarités aucune, et avec tout alentour cet optimisme et cet amour solaire de Luc Besson pour ses actrices et acteurs, pour l’objet de cinéma en soi qui doit être festif et beau, réjouissant et équilibré, simple dans son discours mais toujours hautement élaboré dans toutes ses formes.

En attendant dans les jours prochains cette apparente apothéose de la forme et véritable rêve devenu réalité que semble être « Valérian et la Cité des Mille Planètes », on pourra se divertir avec plaisir sur les traces de « Zoé Saldana au Pays Noir et Or des Mafiosi point trop Futés ».

En vérité, la femme est l’avenir de l’homme.

https://heart1001.wordpress.com/2017/07/20/colombiana-luc-besson-2011/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Sam 22 Juil - 8:26

--- Beasts of no Nations ---





Ce qui frappe dans ce film, je dirai que c’est surtout et d’abord la photo, l’éclatante photo, aux couleurs intenses et totalement immersives : une véritable fête, un éblouissement et une joie. Et c’est là précisément que se déploient, au coeur et au creux de cet écrin magnifiquement et artistement filmé, l’enfer et le mal en tant que tels. C’est ce contraste de la forme et du fond qui font de cette oeuvre de cinéma un moment fascinant et tétanisant, car il ne s’agit plus d’êtres humains ici. Il existe là une entreprise forcenée qui consiste à fragmenter, morceler, et littéralement dilapider, semer aux quatre vents de l’inconscience et de la déréliction, des êtres humains en général, et ici plus particulièrement, des êtres humains enfants.

Abus de pouvoir dans ses formes les plus malignes et maléfiques, meurtres à répétition, viols ici et là, tortures, pédophilie, toute la panoplie du mal s’étale au grand jour, suggérée et heureusement le plus souvent, pour nous démontrer si nous en doutions, que le mal en tant que tel est une réalité réelle et sérieuse.

Et nous regardons là des êtres naissants qui furent humains pour un temps, riant et jouant avec leur imagination, puis harcelés, dégradés, menacés et violés de façon inlassable, corps et âmes, ne laissant sur le chemin que des fragments désolés et errants d’eux-mêmes, des morceaux de chair sanglants et comme pétrifiés de stupeur.

Comme une grande vague noire et débordant de pestilences, bienvenus du côté obscur de la Force, loin, loin, très loin de toutes les propagandes qui se targuent de défendre la démocratie, les droits de l’homme, la veuve et l’orphelin.

Un écrin sublime peignant et dessinant les tous derniers cercles de l’Enfer, voilà ce que nous propose Cary Fukunaga dans cette oeuvre choc et chef d’oeuvre assurément.

https://heart1001.wordpress.com/2017/07/10/beasts-of-no-nations-sofiane-le-blog-du-cinema-mais-aussi-francisco-et-thierry-de-heart1001/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Dim 23 Juil - 6:23

--- Legion - Purple & Green ---





« C’est Green, c’est Super Green… »

« C’est (aussi) une chose peu commune, que vous ne verrez pas chez tout le monde. »

« Legion » est d’abord un choc, un choc esthétique, une matière modelée de façon singulière et très rarement vue sur écrans, petits et grands. Par le sentiment d’étrangeté et de fascination pulsatile qui s’en dégage, on pourra aisément penser à « eXistenZ » de David Cronenberg. Voyages temporels certes, réalités virtuelles, mais plus encore ici voyages dimensionnels, que ce soit pour les uns dans l’inconscient surtout, mais/et aussi pour les autres dans les contrées étranges et malléables de l’astral, plutôt dans les bas-fonds souvent, mais pas toujours, sans oublier le socle du « réel » habituel qui est à la fois cauchemars torturants et aussi lieu où peut émerger et se déployer quelques amours authentiques et transmutantes.

Jeux de mots et jeux de couleurs, parois miroitantes et voies/voix gesticulantes, lignes de vie et couloirs temporels, labyrinthes écrasants et déflagrations annihilantes, danses amusées et musées des horreurs dégoulinantes, il y a toujours et à chaque tournants des histoires dans les histoires, des êtres étranges et même monstrueux qui arrachent leurs corps et se font fort de posséder quelques hôtes utiles et serviables.

« Légion » s’ancre dans l’espace-temps en mode 3D pour très vite se déployer en catastrophes multicolores et abyssales, pétrissant la matière des souvenirs enfouis, des corps, des sous-pentes et des architectures transparentes et vitrées pour un jeu constamment maîtrisé qui nous dit l’épopée de héros en devenir, ces êtres humains que l’on avait étiqueté et encapsulé sous le masque de la folie (plutôt) douce et qui s’en vont en grande quête de transparence et de liberté retrouvée.

« Légion » pourrait être un « Rubik’s Cube » acidulé, un objet à n dimensions qui tourne et que l’on triture sans relâche pour que se dessine une image à peu près intelligible, inspirante et cohérente. D’un bord à l’autre, d’une cellule à l’autre, les espaces s’ouvrent et se ferment, deviennent prisons de béton et chambres d’hôpital psychiatrique, mais les boîtes qui se répondent l’une l’autre s’ouvrent aussi en pleines transparences vertes et blanches. Passe-murailles, gouffres hurlants, espaces figés et temporalités ondulantes, « Légion » pourrait aussi être « La Maison des feuilles » de Danielewski, quand se déploient et s’ouvrent des portes nouvelles au détour d’un placard et tout au fond d’un couloir.

« Légion » pourrait être aussi, en sa qualité d’oeuvre première et féconde, le récit d’escaliers qui n’en finissent pas de monter pour nous mener toujours plus vite et abruptement dans quelques bas-fond obscur et en diminution, ou encore l’histoire d’un envol très blanc et comme à tire d’aile qui devient le gris et le noir comme cendres d’un endormissement fatal et final. Ce pourrait être ainsi et en vérité un tableau vertigineux et hypnotique dessiné par Escher donc où se fondent les amants, échangeant leurs enveloppes et en quête d’un espace apaisé tout de blanc caressé, lieu rêvé, étrange et merveilleux de la non-couleur origine de toutes couleurs.

« Légion », c’est aussi une histoire des couleurs qui se contaminent et se mêlent, s’entrechoquent et s’affrontent. C’est l’histoire de la lumière tentant de se frayer un chemin au coeur des ténèbres pour s’en émerveiller. C’est drôle et doux, ludique et intelligent, à la fois du cinéma d’art et d’essai tout autant que divertissement le plus souvent amusé et singulier. C’est un objet vivant et en relief qui nous rappelle combien il est rare et beau d’avoir la chance de faire de telles rencontres. C’est une chose peu commune, et que vous ne verrez pas chez tout le monde.

https://heart1001.wordpress.com/2017/06/19/legion-purple-green/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Lun 24 Juil - 7:57

--- Gotham - Saison 4 - Trailer ---




GOTHAM Season 4 Comic-Con Trailer [HD]
Ben McKenzie, Jada Pinkett Smith, Donal Logue


https://www.youtube.com/watch?v=G-AcNtfCSQY


Grand admirateur de Gotham, la série, je reconnais n’avoir pour l’instant pas vraiment même commencé de regarder la saison 2 sur Netflix. Ceci dit, voici la bande annonce de la saison 4 qui déploie avec toujours la même force, intensité, densité et éclats quelques plans de ce qui est à ce jour, et sans aucun doute, l’un des plus bel objet de cinéma qu’il nous est donné de voir en cet âge d’or du 7° Art que nous nous réjouissons de vivre depuis ces derniers temps.

Avec toujours cette photo d’une hallucinante beauté qui offre à ce monde de véritables malades mentaux, de monstres, d’assassins et de pervers de tous poils et tous cuirs une forme sublime et un écrin à nul autre pareil.

Spectacle en haute définition et de très haute qualité qui semble garder et tenir haut la main la ligne de crête de l’excellence.

Etonnant.

https://heart1001.wordpress.com/2017/07/24/gotham-saison-4-trailer/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Mar 25 Juil - 16:32

--- Christopher Nolan ---





Christopher Nolan c’est à ce jour une dizaine de films, classés ici, mais surtout analysés et finement explorés par Adam Chitwood pour Collider. Selon les humeurs, les goûts et les couleurs on pourra préférer telle ou telle oeuvre, en s’accordant de manière unanime cependant pour dire que Nolan est l’un des très rares cinéastes à ce jour capable de porter à l’écran des histoires souvent complexes, aussi bien dans les idées que dans le montage, tout en s’adaptant parfaitement et intelligemment au système hollywoodien, seul véritablement capable de propulser et créer de gigantesques machines.

Ainsi en est-il du film « Inception », chef d’oeuvre du genre, oeuvre singulière, cinéma d’auteur et à la fois très impressionnant blockbuster dans ce qu’il peut proposer de meilleur en terme....

https://heart1001.wordpress.com/2017/07/25/christopher-nolan-films-from-worst-to-best-by-adam-chitwood-collider/




Christopher Nolan: The Road to Dunkirk

https://www.youtube.com/watch?v=089TGECh9a4

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Dernière édition par Cristobal le Mar 25 Juil - 19:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Mar 25 Juil - 17:46

--- Le Cinéphile Anonyme (site internet & application android et apple) ---





Présentation :

In Movies We Trust est un blog qui cherche constamment à évoluer. Faire évoluer son lectorat, l’emmener vers des contrées plus diverses (des concours, des conseils, …) : en clair, rendre In Movies We Trust intéressant pour le lecteur régulier comme pour l’internaute de passage. Nous avons récemment pris contact avec le Cinéphile Anonyme qui développe actuellement son application pour mobiles et tablettes sur l’App Store et Google Play.

Son nom ? Le Cinéphile Anonyme 2.0.

Son but ? Réunir un condensé de l’univers et de l’actu cinéma directement dans votre poche !

En réunissant des partenariats avec de nombreux blogueurs, youtubers comme le passionnant le Fossoyeur de Films et des sites largement connus comme Allociné, Critikat ou le Blog de Cinéma, l’application permet de :

– découvrir les films à l’affiche avec leur descriptif,  les dernières bande-annonces, arpenter les horaires des séances près de chez vous, ou bien encore réserver vos places pour les avant-premières !
– de s’informer de tout ce qui se passe dans le monde du cinéma en temps réel.
– rechercher facilement et rapidement des infos sur des films, des acteurs, avec l’intégration de la base de données IMDB !
– Un accès au Cinémur : un dispositif permettant (entre autre) à chacun de se créer sa propre liste de films à voir, et de la partager avec ses amis !

Et pour les littéraires, un accès à......

La suite ici :

https://imwtlaredac.wordpress.com/imwt-sur-le-cinephile-anonyme-2-0/

Le Cinéphile Anonyme :

http://lecinephileanonyme.com/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Mer 26 Juil - 22:27

--- Get Out - Une histoire de l'esclavage ---




Sans doute l’un des plus beaux, impressionnants, et forts films qu’il m’ait été donné de voir ces dernières années. Une oeuvre qui nous donne à voir, jusqu’aux vertiges, des histoires à l’intérieur d’autres histoires, des reflets qui se tordent et se déploient en labyrinthes hallucinants, hypnotisants et ultimement déréalisants.

Pour qui veut se donner la peine, et s’accorde aussi à lui-même l’envie, la curiosité et sans doute le courage de chercher un peu sur le net, au sein de la myriade des vidéos désormais disponibles en libre accès et sur tous sujets, il pourrait arriver que certains mots clés comme clonage, méthodes de contrôle de l’esprit, asservissement et effacement de la mémoire se mettent à résonner pour se déployer, tels des points origines jusqu’en des territoires insoupçonnés. Il suffirait par exemple de regarder cette vidéo (… et d’autres, en tapant les mots clés « clone malfunction ») pour que s’offre à nous une sorte d’état de stupeur ouvrant en grand les vannes vrombissante d’un aspect du réel tout à fait stupéfiant et in fine cauchemardesque.




Kourtney Kardashian Clone Malfunction
During news interview after being asked about Kim Robbery?


https://www.youtube.com/watch?v=DHeUMbTSfmE


Les perspectives sont gigantesques, peut-être tétanisantes aux débuts et certainement transfixiantes si l’on décide d’ignorer et de s’empêcher de voir, de sentir, d’imaginer, d’explorer, et de penser.

Mais je laisse à Aug Tellez, en deuxième partie de cet article, le soin de nous éclairer sur ces sujets, depuis l’extrême acuité de son génie en ses matières.

Pour l’heure, et revenant à nos moutons, ceux qui se déplacent en troupeaux, ceux qui se font tondre et dévorer, voici « Get Out » et sa photo magnifique, ses acteurs excellemment dirigés, et sa spirale descendante et engloutissante puissamment maîtrisée.

« Get Out » est en fait une histoire de l’esclavage, mais une histoire mise à jour, moderne et scientifique, exposant des techniques de contrôle des esprits et des corps du tout dernier cri. Une histoire de l’esclavage qui serait en train de trouver peut-être comme son heure de gloire, du moins pour les maîtres esclavagistes, puisqu’il s’agit de l’entendre, de la découvrir et de l’observer à l’échelle de la planète entière.

Une histoire de l’esclavage « moderne » où le travailleur agricole, celui qui se saignait corps et âme dans la blancheur mortifère des champs de coton, n’a cessé « d’évoluer », donnant non seulement sa force de travail à son maître, mais aussi, progressivement, et pour ainsi dire à l’insu de son plein gré, sa mémoire, ses gènes, et sa force de vie même engloutie par le prédateur en sa résidence de briques, de blanches colonnes, et de si chaudes boiseries.

Depuis le tout premier plan, glaçant, jusqu’à la toute dernière minute, nous cheminons gentiment, comme fascinés et de plus en plus interloqués et pétrifiés, à mesure que nous entrons dans une version comme mise à jour d’un « Devine qui vient dîner » (Stanley Kramer) de légende, mais pour adultes seulement.

Soft-Disclosure: GET OUT by Aug Tellez

At the very start of the movie there is a classic foreshadowing which sets the scene for the entire movie. This movie is a one of a kind look into the subtly and complexity of an elite family environment. The main character is a man.....

To be continued here :

https://heart1001.wordpress.com/2017/07/26/get-out-work-in-process/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Sam 29 Juil - 7:38

--- Ghost in the Shell (2017) - Mission accomplie... ---





Le réalisateur, Rupert Sanders, explique dans le making-off que ce film est en projet et gestation depuis neuf ans, et la vraiment bonne nouvelle pour la communauté heureuse des humains qui connaissent et/ou qui vont bientôt découvrir le métrage, c’est que ce « Ghost in the Shell », cru 2017, est une grande cuvée.

Le cépage était excellent, la terre fertile et le climat clément. Rendant hommage de façon inspirée, respectueuse mais aussi singulière et créative au « Ghost in the Shell » originel (1995) de Mamoru Oshii (que l’on voit d’ailleurs dans les bonus du blu-ray, lors du passage à Hong-Kong de l’équipe du film, pour le tournage de quelques scènes nocturnes dans la ville, et aussi la scène de plongée sous-marine sur fond de gratte-ciels illuminés), ainsi qu’au « Ghost in the Shell 2 : Innocence » du même Oshii, sans oublier quelques plans venus de la série « Ghost in the Shell – Stand Alone Complex », Rupert Sanders nous donne à voir un film d’une époustouflante beauté.

Plastiquement, le jeu des couleurs, des lumières, la déambulation virtuose de la caméra, la combinaison des maquettes, des décors en dur, l’incrustation des hologrammes et des compositions sur écrans verts, la maîtrise générale enfin des structures et des textures composent un objet de cinéma en tous points brillant, inspiré, excitant et magnifique. Il faut dire aussi que les équipes de Peter Jackson sont à la manoeuvre pour donner vie, corps et chair à l’entièreté de l’univers imaginé par Mamoru Oshii en 1995. Mais ici tous les artistes, peintres, sculpteurs, maquettistes, costumiers, maîtres d’armes et experts en modélisation pixellisées font un travail d’amplification gigantesque du matériau originel.

On retrouve ainsi avec plaisir (d’où la bonne idée qui serait de voir aussi les deux « Ghost in the Shell » de Mamoru Oshii), et comme calquées avec précision, beaucoup de scènes iconiques inscrites depuis maintenant vingt ans dans l’inconscient collectif de tout cinéphile digne de ce nom. Mais amplifiées, magnifiées.

Et tout du long des scènes d’action et d’un film assez ramassé dans sa durée (1h42′), on retrouve aussi cette composante immobile et statique du film original. Scarlett Johansson, excellente actrice nous le savons, et qui fait elle même toutes les cascades (comme dans les films Marvel), était effectivement l’actrice idéale pour incarner le Major Motoko Kusunagi en quête de sa propre identité, se déplaçant dans l’histoire de sa vie avec étonnement et incrédulité.

Et c’est le point intéressant ici, et la bonne idée du réalisateur, de prendre le parti d’écrire une variante au récit premier de Mamoru Oshii (légers spoilers à venir..). Là où l’héroïne décidait de rejoindre l’océan infini de la toile mondiale dans l’anime d’Oshii, ici, dans la version de 2017, Scarlett Johansson décide de rester au sein du monde des êtres humains, ayant réussi à trouver le point origine, son point d’origine et sa famille.

Au final, ce « Ghost in the Shell » (2017) est une vraiment excellente surprise, que l’on appréciera d’autant mieux que l’on connaît déjà les deux animes originaux (1995 et 2004), et mieux encore, il accomplit la prouesse d’être plus captivant et intéressant dans certaines de ses scènes que l’original, comme par exemple et surtout lors de la scène finale, plutôt lente et ennuyeuse dans l’anime d’Oshii, et brillante et puissante dans le film de Rupert Sanders.

https://heart1001.wordpress.com/2017/07/29/ghost-in-the-shell-2017-mission-accomplie/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Sam 29 Juil - 17:10

--- Valerian (Luc Besson) - C'est dommage... ---




Non, il ne se déverse pas des torrents de morve de l’écran, comme on a pu le lire ici et là, et non, le film de Luc Besson 2017 à 200 million$ de dollar$, le ci-devant « Valerian and the City of a Thousand Planets » (film qui aurait bien mieux dû s’appeler « Valerian & Laureline » d’ailleurs) n’est pas le navet intergalactique immonde de l’année, voire même du siècle si ce n’est depuis l’aube de l’humanité sur cette planète. Et non cette oeuvre n’est pas immonde avec des effets spéciaux dégénérés et des couleurs criardes et baveuses. Rien de tout cela.

Bien au contraire, puisque nous avons là une quantité incroyable de données, une avalanche improbable de créatures, d’aliens et de mondes époustouflants, merveilleux et inspirants. Mais quel dommage, quel dommage vraiment pour tous ceux, dont j’étais, qui se réjouissaient depuis longtemps, au vu des bandes annonces brillantes et pétillantes, quelle déception de se découvrir comme invité à un gigantesque déballage de cadeaux d’anniversaire et de fêtes de Noël, mais en vrac, là sur le sol, comme étalés et mélangés dans un dégorgement rapidement indigeste de sucreries improbables.

Car de cette boîte de Pandore, de cette corne d’abondance en liberté ne se déroule aucun fil narratif clair, puissant, captivant ni soutenu. Il y a là un kaléidoscope brillant qui tourne encore et encore (et trop longtemps assurément), avec moults êtres magnifiques dont on aurait aimé connaître les vies, les particularités, les façons de voir le monde, de le penser et de l’aimer. Il y a des mondes entiers trop rapidement entrevus dont on aurait voulu parcourir les beautés étranges et les reflets mirifiques.

Mais comme au cirque, ou à la foire du trône, le spectacle doit continuer, avancer et même courir à toute allure. Car il n’y a pas de pauses pour les héros. Et nos deux héros principaux, Laureline et Valérian, sont joués et incarnés par des acteurs dont on a dit beaucoup de mal, mais qui sont en fait tout à fait en phase avec cet univers tourbillonnant et somme toute superficiel et clinquant concocté par Luc Besson. Ils sont superficiels et enfantins dans leur jeu, leurs paroles et leurs façons de se mouvoir et de s’exprimer, mais cela est bien ainsi.

Curieusement, et logiquement aussi, l’un des points central et d’articulation du film se joue pendant les quinze minutes de spectacle de cabaret en mode transformisme, car là est célébré à petite échelle le grand défilé des créatures qui se montrent et tournent dans l’arène (é)toilée du grand cirque « Laureline et Valérian et leurs mille planètes ». Et c’est là, l’un des deux coeurs du film, que se dévoile l’être bleu magnifique et changeant qui a toute ma préférence avec, et c’est le point majeur du film, le Peuple des Perles.

Car, on l’a dit déjà, si le film propose une véritable avalanche luxuriante et d’une hallucinante beauté de données extraordinaires, tous ces personnages, ces aliens et ces mondes, entre les mains d’un James Cameron par exemple, auraient été le matériau et la substance première pour plusieurs films. L’intelligence et la sagesse auraient consisté à s’en tenir par exemple au vraiment magnifique « Peuple des Perles » (attention spoilers à venir). Il aurait fallu nous parler de leur histoire en détails, nous raconter la guerre spatiale qui se déployait tout autour de leur planète, nous faire partager leurs incrédulités, leur détresse et leurs émotions, nous dire la lutte qui fut la leur pour la survie dans un environnement hostile, leurs capacités d’apprentissage, leur habileté à survivre intacts, non pollués, non corrompus et non souillés par leurs tortionnaires et leurs mondes fortement militarisés et de misère.

Il y avait là matière ample et généreuse pour un film à nul autre pareil, avec un passage sans doute en cours et en fin de métrage jusque et dans la « Cité des Mille Planètes », sans que celle-ci n’envahisse, engloutisse goulûment et digère l’entièreté du film dans une étreinte forcenée, surexcitée, étouffante et mortifère pour le spectateur écarquillé.

Ainsi oui, quel dommage que cette boursouflure de film largement indigeste tout de même, quel dommage de voir les matériaux merveilleux et l’histoire du « Peuple des Perles » racontée en quelques minutes seulement, à la toute fin, comme en un défilé de publi-reportages à l’écran de quelque très mauvaise chaîne d’information.

Quel dommage d’être passé à côté d’un film choc et de diamant, car toutes les perles animées sont bien là, mais en vrac et se concassant les unes les autres en soubresauts tournicotants.

Nous avions un rêve, et il ne s’est pas réalisé. Quelle déception.

https://heart1001.wordpress.com/2017/07/29/valerian-luc-besson-cest-dommage/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Lun 31 Juil - 19:09

--- Midnight Special - Nous sommes des êtres de lumière ---






« Midnight Special », quel titre étrange et incompréhensible. Le film a coûté 18 millions de dollars et n’a fait que 6.2 millions de recettes au box office. Le titre a-t-il joué pour partie en sa défaveur ? Qui peut le dire. Mais est-ce là seulement que l’on juge de la qualité d’un film ? En aucun cas, et nous le disons.

Oeuvre classée semble-t-il dans la sphère du « cinéma indépendant », et film très, très inspirant, du moins pour les rêveurs et tous les amoureux des utopies de lumière et de mondes meilleurs à venir.

Le titre au Québec pour ce film est bien plus clairement « Le Lieu Secret », c’est-à-dire précisément un endroit où courent tous les protagonistes de l’histoire, un endroit sur la carte où doit advenir quelque chose de certainement spécial (huh…). En cela, et la filiation Spielbergienne a été relevée abondamment déjà par la blogosphère cinéphilique, on peut découvrir et se réjouir de ce film comme d’une version moderne, et somme toute plus élaborée, de « Rencontres du Troisième Type ».

Mais là où « Rencontres…. » faisait de nous, acteurs et spectateurs, les témoins passifs et enfantins de choses (peut-être) merveilleuses venues d’ailleurs et certainement en visite sur Terre pour nous aider, pour nous guider et pour nous sauver (du mal, de la maladie, de l’ignorance, de la peur, etc….), « Midnight Special » nous donne à voir les êtres de lumière que nous sommes.

Un enfant surgit hors de la nuit, et il ne porte pas un masque signé d’un « Z » pour Zorro, mais plutôt des lunettes de protection, certains diront opaques, d’autres diront plutôt bleues, et d’autres démontreront même qu’il s’agit de lunettes de piscine. Il lit des bandes dessinées marquées « Superman », et Quentin Tarantino se mettrait à saliver d’avance ici de plaisir, avant de nous expliquer qu’en vérité « Superman » est en essence un super-héros, contrairement à « Spiderman » qui lui a besoin d’un costume pour devenir un super-héros.

Bref, notre enfant des étoiles, est perçu par on père, sa mère et tous les êtres humains qui croisent son chemin, comme un super-être. On pourrait aussi parler d’Avatar, au sens où Bouddha est un Avatar, Jésus est un Avatar. Un enfant qui découvre ses super-pouvoirs, a des capacités de perception hors du commun des mortels, et qui incarne, bien plus qu’une parole, une vision.

Porteur de lumière, et comme un messager en provenance du futur de l’humanité, il parle de mondes au-dessus de mondes, de plans dimensionnels étagés (on pourrait tout aussi bien dire concentriques). Et il s’en va, incarnation et à lui-même le début, le milieu et la fin de sa mission, pour nous donner à voir, l’espace d’un instant et en toute éternité, l’image d’un autre monde, d’une autre ligne de vie, d’une autre planète, d’une autre Terre.

Le film est un déroulé calme et silencieux mếlé tout du long par de puissantes conflagrations électriques en modes foudres, tonnerres et déluges de feu. Et s’il lui manque sans doute cette tonalité merveilleuse caractéristique de bien des films de Spielberg, nous sommes tout de même résolument happés par cette histoire aux puissantes articulations qui nous donne à voir, à contempler et à observer quelques délinéations plus adultes à propos de l’enfant divin qui réside en nous.

On pourra y entendre quelques thématiques venues de notre très proche futur comme les ci-devant portail dimensionnel et autres corps de lumière. Et toute la beauté de la chose réside justement dans le fait que nous sommes à nous-mêmes, et si nous le voulons bien, des portails de lumière aptes à communiquer avec d’autres mondes, d’autres temps, le passé, le futur, et aptes aussi à co-créer d’autres mondes, meilleurs, plus ouverts, plus fluides et plus beaux, plus lumineux et plus faciles à vivre.

Un film prenant, âpre, puissant et terriblement inspirant et illuminant.

--------------------------------

D'autres photos, d'autres images, d'autres choses toujours plus merveilleuses ? C'est ici qu'il faut aller :

https://heart1001.wordpress.com/2017/07/31/midnight-special-nous-sommes-des-etres-de-lumiere/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Mar 1 Aoû - 21:34

--- Ozark versus Bloodline (Netflix Series) ---




Vu récemment la première saison de la toute nouvelle et récente série concoctée par Netflix. Spectacle plaisant, enfin c’est une façon de parler dès lors que nous sommes invités à suivre l’histoire d’une famille quasiment isolée, en lutte pour sa survie, habitant sur le bord d’une gigantesque étendue d’eau, et occupée (enfin le père surtout) à recycler et blanchir de l’argent de la drogue (des millions et des millions et des millions de dollar$$$ en liquide) sous peine de se voir littéralement trucider et massacrer par les sbires d’un trafiquant de drogue de tout de même belle envergure.

On pense immédiatement à « Bloodline » aussi, comme un écho, une réverbération ondulant encore et toujours dans quelques sphères d’un passé tout récent, puisque « Bloodline », série tout de même fameuse et singulière (du moins la saison 1), traite également d’une famille, certes bien plus vaste que les seuls père, mère, fils et fille de Ozark, une famille qui vit au bord de l’eau, et qui se trouve avoir de plus en plus de problèmes avec des trafiquants de drogue, amenant divers meurtres et autres choses pas très catholiques.

Et là où « Bloodline » étonnait par le spectacle tout de même bien éblouissant de ses couleurs sompteuses, et par la maîtrise puissante et créative d’une caméra jouant avec moults effets de lumière, « Ozark » habite le pays plus sombre et commun des gens ordinaires : beaucoup de gris, des verts sans aucun problème, mais une lumière moins éclatante, moins paradisiaque, plus terne en somme. Et cela est bien aussi.

« Bloodline » était un objet plus vaste, plus riche et plus complexe (je parle seulement et toujours de la saison 1 ici), dotée de plus de personnages que Ozark, avec un étirement, voire même une lenteur certaine de chaque épisode qui en faisait comme des films à part entière, sans que cela soit jamais (trop) pesant. Cadre paradisiaque, soleil, océan vert et bleu, personnages bien allumés, on entrait petit à petit en enfer, mais avec toujours le chant des palmiers et l’ondulation vert émeraude des vagues océanes s’étalant inlassablement sur la plage blanche en attente de quelques corps brûlés vifs, noyés ou fracassés.

Dans « Ozark », pas de grand spectacle sons et lumières, mais un récit intense et resserré, de facture classique et plutôt linéaire, où le spectateur pourra sans grande peine trouver son chemin et quelque entendement de bon ou mauvais aloi. Il s’agit d’un récit au coeur des enfers aussi, un bruissement pesant de travailleurs de la terre et des bois, prêts à toutes entreprises de massacre dès lors que quelque sacro-saint argent traverse le champ.

On l’aura découvert, si « Bloodline – saison 1 » a toute ma préférence en raison de son originalité et de sa constante volonté de frapper les consciences ainsi que leurs attributs sensibles à ce que l’on nomme communément l’esthétique, « Ozark » reste un spectacle de qualité, plus terrien et plus ramassé sur lui-même, comme une trajectoire mathématique tendue et plus rectiligne là où « Bloodline » expérimentait la diffraction.

https://heart1001.wordpress.com/2017/08/01/ozark-versus-bloodline-netflix-series/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Jeu 3 Aoû - 22:25

--- Life - Alien Gravity ---




Dans les dédales étroits de la Station Spatiale Internationale venait à (re)naître et grandir un bébé Alien tout droit venu de la planète Mars. Dieu de la guerre et résidence peut-être de guerriers aliens enfouis sous le sable et les rocs rouges, quelques cellules s’en étaient échappées voyageant furieusement vers d’autres cieux, vers d’autres mondes bleus, à bord d’une capsule à très haute vélocité.

Et dans un ballet entrevu depuis quelque hublot, voilà un être humain en survol de la Terre trouvant le moyen de s’emparer et de retenir dans son embrassement de métal les quelques cellules peut-être endormies issues de la planète guerrière. Y aurait-il finalement des formes de vie au-delà de la sphère bleue ?

Tout cela méritait réflexion, observation, stimulation et expérimentations, douces d’abord et nourricières, puis tout soudain, bien plus dansantes, curieuses, exploratrices, forcenées, agressives, brutales, terrifiantes et toutes envahissantes. La cellule des terres rouges, biberonnée en ses premières heures avec douceur et attention, allait trouver le moyen et l’envie de partir en exploration pour d’autres aventures en mode déchaînements toujours plus intelligents et féroces.

Le film de Daniel Espinosa convoque une belle brochette de stars, étoiles parmi les étoiles, qui vont se mettre à danser frénétiquement dans les espaces contraints et de plus en plus torturants d’une Station Spatiale Internationale qui accéda récemment au rang de personnage principal par la grâce et la patte géniale d’Alfonso Cuaron dans le bien nommé « Gravity ».

Récit rondement mené, trajectoire tendue, chapitres sanglants qui battent la mesure d’une hécatombe annoncée, « Life » est le fruit des amours que l’on croyait improbables entre « Alien, le huitième passager » et « Gravity », avec mention spéciale pour la créature très énervée qui ne cesse de grandir, luttant et se battant terriblement pour imposer sa loi, garantir sa survie, et maîtriser son territoire.

Un bon film sans temps morts aucun, parsemé de morts beaucoup, qui nous surprend tout du long et jusqu’à la toute dernière minute par sa façon non hollywoodienne de finir une histoire.

https://heart1001.wordpress.com/2017/08/03/life-alien-gravity/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Sam 5 Aoû - 16:38

--- La La Land - Crystal Clear Joy ---





30 millions de dollars de budget et 445 millions de billets verts au box office, une palanquée incroyable de prix prestigieux dont six Oscars (meilleure actrice, meilleur réalisateur, meilleure musique…), Damien Chazelle (au passage aussi, plus jeune réalisateur de l’histoire à décrocher un Oscar) réalise là le film rêvé et parfait. Aboutissement d’un long travail de gestation, imprégnation quasiment génétique pour cet américain (et « français » aussi, par son père – on trouvera d’ailleurs beaucoup d’interviews sur le net dans la langue de Molière) qui porte en lui un amour immodéré et passionné pour la « Nouvelle Vague » et le jazz, son tout premier film « Guy and Madeline on a Park Bench » porte déjà fortement la dynamique qui trouvera un aboutissement confinant même à l’éblouissement en « La La Land ».

Maîtrise absolue de la caméra, jeux souverains des couleurs, embrassement intelligent, sensé et inspiré du passé et du présent, on pourrait parler ici aussi d’un cinéma de la transparence et de la blancheur toute enveloppante. Les émotions propulsées, exprimées et mises en scène en leurs états premiers, authentiques et sincères, nous racontent la grande et éternelle histoire de la joie, et des regrets et de la tristesse sans doute aussi devant le temps qui passe, nous donnant à voir le bouquet ouvert des lignes de vie qui se forgent et se déploient comme malgré nous.

Singulier et universel, voici donc le film parfait, qui chante et s’écoule en un torrent animé de pure joie cristalline, pour célébrer la beauté du monde et des êtres.

Et dans ce monde parfait, et comme cela arrive plutôt rarement en ses parages, voici ci-dessous l’article parfait d’Emilie Bochard (sur Airsatz) continuant de célébrer « La La Land », le film… parfait.

https://heart1001.wordpress.com/2017/08/05/la-la-land-crystal-clear-joy/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Jeu 10 Aoû - 18:52

--- Icarus - L'ignorance c'est la force... ---





On pourrait dire aussi qu' »il y a quelque chose de pourri au Royaume du Danemark » (Shakespeare – Hamlet). Convoquer Shakespeare en ouverture, mais ouvrir surtout le « 1984 » d’Orwell, voilà ce dont il s’agit tout du long de ce documentaire héroïque et magistral, sorte d’échantillon hautement vérolé qui nous aide à voir, du moins pour tous ceux, et ils sont très nombreux encore, tous ceux qui en douteraient, qu’en vérité nous habitons le monde merveilleux du mensonge, de la fraude, du déni, de la manipulation, de la corruption et de l’esclavage généralisé des corps et des consciences.

Orwell disait que la guerre c’est la paix, que la liberté c’est l’esclavage, et que l’ignorance c’est la force, équations de toute bonne dictature mondialisée qui se respecte, bien que je chérisse plus particulièrement mes propres variations à ce sujet avec toujours bien sûr la guerre c’est la paix, mais plutôt l’esclavage c’est la liberté et enfin l’ignorance c’est la connaissance plutôt que la force.

Corruption du langage et du sens, et donc faire du mensonge la vérité, voilà le thème premier et dernier de ce documentaire qui nous emmène dans les coulisses de cette gigantesque représentation théâtrale que nous appelons le sport tous azimuts. Le sport comme mode de vie, comme modèle, comme spectacle ahurissant, comme source de revenus faramineux, comme vivier tout à fait important et puissant de sans doute dizaines et dizaines de millions d’emplois sur cette planète en phase avancée d’effondrement catastrophique et fascinant.

Kali Yuga, l’âge sombre et noir d’une civilisation qui tombe à genoux et rêve sans doute, dans une sorte de brouillard halluciné, d’un âge d’or qui s’en vient simultanément. Regard hagard et perdu de tous ces officiels de la lutte anti-dopage, de tous ces spectateurs chantants et bondissants qui emplissent les stades, qui dansent devant des milliards d’écrans, célébrant avec entrain et grande exaltation les exploits incroyables de leurs héros baignant dans des bouillons glougloutants de testostérone, d’hormone de croissance, de stéroïdes et autres ô combien délicieux anabolisants.

Comme tout cela est bon et merveilleux. Les miracles des records du monde qui ne cessent d’être peu ou prou pulvérisés, la magie incroyable de ces centaines et milliers et dizaines de milliers d’échantillons d’urines tellement propres sur eux, à l’égal du liquide doré et si innocent d’un tout petit d’homme aux premières heures de son existence en ce monde.

Les russes sont coupables, mais les américains de façon égale, et les français, et les espagnols, et les bulgares, et les argentins, et les ……, tout le monde, sans exceptions aucunes. Et comme le spectacle doit continuer, et les dormeurs de dormir, et les menteurs de mentir, et les affaires de rouler, et la monnaie de tinter dans les caisses et les comptes en banque, nous chantons et répétons tous en choeur, par action et par omission : l’ignorance c’est la connaissance, le mensonge c’est la vérité, la guerre c’est la paix, et l’esclavage des corps et des consciences c’est évidemment la liberté.

Bon appétit messieurs/dames, et bonne chance surtout.

https://heart1001.wordpress.com/2017/08/10/icarus-lignorance-cest-la-force/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Mar 5 Sep - 13:52

--- Brimstone - Abomination de la désolation... ---




De l’écriture comme thérapie, je me contenterai ici de dupliquer quelque commentaire éclairé trouvé sur amazon.fr, tant ce film froid et qui emmène son spectateur dans les méandres malsains, pour le moins, du voyeurisme délibéré assené par son réalisateur, frappe de méchante façon pour nous dire les agissements d’une société d’humains profondément aliénés et malades, se déchirant les uns les autres, alignant viols, inceste, meurtres et tortures diverses, au nom de quelque propagande biblique dégénérée, et le tout s’effondrant de façon pathogène au sein du silence assourdissant des gens ordinaires, esclaves apeurés et consentants s’offrant à nos regards éberlués tels des moutons cheminant de bien morne façon jusqu’à l’abattoir sanglant de l’ignorance, de la complaisance, de la peur, du déni et du mensonge par omission.

Voici donc, comme promis, quelques mots de « Semper Victor » sur amazon.fr, qui nous dit clairement combien tout cela est laid :

« « Brimstone » est un western franco-hollandais de Martin Koolhoven censé rendre compte de la condition féminine au XIXe siècle dans l’Ouest américain. Les partis-pris du réalisateur aboutissent finalement à un film particulièrement (et volontairement) malsain, rempli de noirceur. L’omniprésente volonté des personnages du film d’ôter la parole aux femmes (mutilation de la langue ou masque obstruant) témoigne par ailleurs et pour le moins d’une obsession très profonde chez Koolhoven…

Le film possède quelques bons côtés : la construction en plusieurs chapitres dont la succession ne suit pas la trame temporelle est très réussie et les acteurs principaux (Dakota Fanning, Guy Pearce, Carice Van Houten et Kit Harrington) qui sont plutôt convaincants. Par contre « Brimstone » s’acharne à ne présenter que des personnages masculins particulièrement négatifs. Les hommes n’ont le choix qu’entre le statut de pères abusifs ou incestueux, de maquereaux, de lâches ou d’impuissants. Le seul rôle un tant soit peu positif est celui d’un voleur doublé d’un meurtrier… Les femmes, perpétuelles victimes, malgré leur aspiration de révolte, semblent ne pouvoir jamais quitter leur statut de prostituées professionnelles, d’esclaves au sein de la famille, voire de bête de somme, assimilées aux hôtes de la porcherie. Passons sur la vision religieuse du film qui condamne, pourtant à juste raison, le puritanisme sans âme des protestants hollandais ayant émigré en Amérique, mais le scénario le fait avec une telle lourdeur que le message y perd la plus grande partie de son intérêt.

Bref, « Brimstone » m’a profondément déplu et m’a laissé une impression de voyeurisme et de malaise inutile. Il n’y a pas une once de lumière ou d’espoir dans ce film qui se complait trop visiblement dans la fange malsaine qu’il entend pourtant dénoncer. Un comble… »


https://heart1001.wordpress.com/2017/09/05/brimstone-abomination-de-la-desolation/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Mar 5 Sep - 16:11

--- Seam (The Dassani Brothers) ---




Vingt minutes, c'est un premier film, un projet, peut-être le germe d'un film et/ou d'une série plus vaste et plus développée. Trouvé sur la chaîne YouTube "The CGBros", le métrage étonne par son dynamisme et son excellence en tous points.

Les personnages sont très rapidement caractérisés, et on peut trouver tout du long des sources d'inspirations diverses, comme par exemple "Edge of Tomorrow" pour l'exposition de l'intrigue au gré des nouvelles et autres flash spéciaux délivrés par la machine télévisuelle et médiatique.

Débutant avec un bref passage à Hong-Kong, avec hologrammes géants et animés comme dans par exemple "Ghost in the Shell (2017)", on est immédiatement captivé par la dynamique soutenue du métrage, très bien filmé et au montage intelligemment mené. Les effets spéciaux omniprésents sont réussis, au point que l'on se demande quel est le budget de ce film (financé par le Royaume de Jordanie semble-t-il), mais mieux encore combien il est possible pour quelques artistes inspirés et engagés, armés d'ordinateurs et de drones pour vues aériennes, de produire et créer des plans de cinéma tout à fait puissants, beaux et dynamiques.

On se plaît à penser aux films de la saga "Jason Bourne", quand dévale et bondit une moto dans les ruelles étroites de la ville de Salt en Jordanie, de même que les vaisseaux partout présents dans la ville et le désert de Wadi Rum sont un hommage évident au dernier "Star Wars - Rogue One", source d'inspiration revendiquée il me semble.

Plus loin encore, la créature-machine qui émerge des sables du désert me rappelle le scarabée géant de "Starship Troopers", crachant le feu tous azimuts pour corps en rapides décompositions verdâtres.

On le voit, toutes ces sources d'inspiration possibles donnent une idée de la qualité de la chose, sans oublier bien sûr les écrans holographiques ("Avatar" et d'autres....) qui sont une signature de plus en plus évidente et toute envahissante du tout proche futur technologique qui est le nôtre.

"Seam", c'est l'histoire brève (et fourmillante d'idées brillantes) d'un conflit entre hommes et machines conscientes et intelligentes, douées d'émotions, qui s'affrontent brièvement dans le regard désespéré d'êtres qui se trouvent envahis et submergés par un feu intérieur qu'il importe de maîtriser.

Que faisons-nous du pouvoir qui est le nôtre ? Est-ce là un chemin de perdition et d'auto-destruction ? Est-ce une menace pour nous et les autres ? Serons-nous capables d'intégrer ce pouvoir, de le maîtriser, pour de nouvelles et inattendues transmutations et transfigurations ? Corps de lumière ou bombes "humaines" (on se souviendra aussi, à ce propos, de "Iron Man 3"....) ? Seul l'avenir nous le dira.

Voici donc le film dans son entièreté, hébergé ici par la chaîne YouTube "The CGBros".

Enjoy !!!





A Sci-Fi Action Short Film: "SEAM" - by Master Key Films

https://www.youtube.com/watch?v=G5v-NF0Ybpg

L'article complet avec moultes photos, ici :

https://heart1001.wordpress.com/2017/09/05/seam-the-dassani-brothers/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Lun 11 Sep - 7:38

--- mother! (Brian Tallerico Review on Roger Ebert.com)---





Darren Aronofsky’s “mother!” is one of the most audacious and flat-out bizarre movies that a major studio has released in years. The director has never shied away from controversial filmmaking, but this deep dive into metaphorical horror finds him working in a register that feels crazy even for the man who made “The Fountain” and “Noah.” “mother!” is at times horrifying, at times riveting, at times baffling, and at times like nothing you’ve ever seen before. It both owes a debt to horror masters like Polanski and De Palma and is so distinctly a movie that no one else could make. At its core, it is a film about the male ego, the female instinct, and the most horrifying thing in the world: people who want more from you than you can possibly give.

“mother!” is a deceptively simple film in terms of set-up, taking place entirely at a remote home that was not-long-ago burned in a fire. Two people, named only Him (Javier Bardem) and Mother (Jennifer Lawrence), have been working to remodel the home, which belongs to him. He’s a once-famous writer, but has lost his desire to create. She’s clearly in charge of most of the decisions around the home, choosing colors to paint one of the still-decrepit rooms.

One night, there’s a knock on the door....

To be continued here :

https://heart1001.wordpress.com/2017/09/11/mother-by-brian-tallerico-on-roger-ebert-com/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Mar 12 Sep - 16:06

--- Silence - Altération dogmatique ---




Budget 50 million$ (quand même), et recettes 23,7 million$ (huh…). Scorsese, « old and obsolete » ? C’est ce que l’on pourrait craindre quand on aborde les premières minutes du film. S’agit-il d’un objet de cinéma venu tout droit de quelques méandres ennuyeux d’un XX° siècle depuis longtemps achevé ? Sans musique aucune, autre que le bruissement des herbes dans la pluie et le vent, la mélopée évanouie d’une flûte perdue dans le lointain, le grincement tonal des cigales, le craquement des corps et des os que l’on martyrise, les geignements et les hurlements de douleurs, le fracas des vagues de tempête qui finissent par assommer, engloutir, noyer et tuer les corps en croix de paysans chrétiens en terres nippones, le film, nous ouvre en fait rapidement et en grand l’espace sidérant de la lutte des hommes et des institutions en quête de maîtrise des corps et des âmes.

Et nous observons au travers de la caméra de Scorsese, toute en retenue et sobriété, mêlant vastes panoramiques et dialogues intimes, l’histoire de ces hommes venus en terres étrangères pour prêcher la bonne parole catholique, apportant émerveillement, inspiration, espoir et quelques lumières aussi au coeur et au creux de populations paysannes dépourvues de toutes choses, et n’en finissant pas de lutter et de se morfondre avec douleurs dans les ténèbres et la boue toute envahissante de territoires de misère comme ravagés par la peur.




C’est l’histoire universelle, et qui ne cesse de se dire et de se hurler même depuis des siècles et des siècles sur cette planète, l’histoire des systèmes de croyances qui s’entrechoquent, tentant d’imposer leurs lois à d’autres, à l’autre, à l’étranger, que ce soit par le fil de l’épée, l’encagement, la dévoration, la dilacération, sans oublier bien sûr l’argumentation, et ici théologique.

Et c’est bien là aussi le mérite, le tour de force, et la splendeur il faut bien le dire de Martin Scorsese, d’avoir réussi à porter à l’écran un projet intime et chéri depuis des dizaines d’années : donner à voir et à entendre les fils entremêlés de l’épée imbibée du sang des martyrs avec celui du discours théologique et politique. Tenter de convaincre l’autre, le menacer et l’humilier, pour qu’il finisse par se mettre à genoux, corps et âme.

Récit intemporel, nous le disions, puisque cette torture des corps et des âmes perpétrée par les États et les Institutions au sens large du terme semble ne jamais finir de répandre la Terreur en toutes modulations possibles et imaginables, ne serait-ce qu’en Chine de nos jours, où des dizaines de milliers de personnes s’attachant à méditer pour ouvrir en grand leurs champs/chants de conscience se voient non seulement poursuivies, martyrisées et harcelées, mais bien plus encore, emprisonnées, assassinées et dépecées, leurs organes vendus et circulants dans les grands réseaux cannibales et infernaux du côté obscur de la Force.

https://heart1001.wordpress.com/2017/09/12/silence-alteration-dogmatique/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Dim 17 Sep - 17:21

--- Passengers - At home... (& autres points de vue drôlatiques) ---




"Passengers" est un film plat et magnifique, ouvert et sans surprises, et pourtant plaisant et presque inspirant. Pur objet de cinéma, si le cinéma c'est aussi le déploiement des décors, des espaces, des couleurs et de la lumière, même s'il arrive comme ici que le scénario s'offre aux regards en une simple ligne blanche et sans remous, ni effervescentes tensions dramatiques.

Comme on a pu le lire plutôt rarement dans la blogosphère, "Passengers" c'est l'histoire du "Titanic" qui risque bien de couler dans l'immensité de l'espace illuminé d'étoiles, et parcouru d'astéroïdes potentiellement mortels, mais un vaisseau "Titanic" qui n'aurait gardé que ses deux figures de proue, la riche et belle exploratrice, Belle au Bois Dormant, que quelque Prince pas Vraiment Charmant (du moins aux débuts), et ouvrier de son état (donc plutôt pauvre mais plein d'entrain), décida un jour de réveiller, tant il s'ennuyait ferme dans son vaisseau tout étincelant et pour lui seul destiné.

Beau mais plat, le film, car nous sommes là, nous les spectateurs, tels des dieux connaissant d'avance tous les ressorts de l'intrigue. Pas vraiment de surprises donc, ni de recoins obscurs, hypnotisants et peut-être dangereux, tant l'histoire est amenée sans enjeux, comme décidée d'avance, la faute à un scénario qui choisit Chris Pratt en maître de ballet, alors qu'il aurait été autrement plus intéressant d'épouser la trajectoire singulière de Jennifer Lawrence s'éveillant littéralement à une nouvelle vie, Ève moderne et de tous temps réelle au jardin enchanté d'un Eden filant à toute allure devant Arcturus la gigantesque et autres Soleils en myriades.

On le voit, le film est en bien des points une déception, car même si l'écrin magnifique ici décliné suffit largement à réjouir la plupart de nos sens en éveil, le métrage échoue tout du long à exploiter et développer une impressionnante collection d'idées jamais vraiment développées.

Mais il est temps pour moi maintenant de laisser la parole à un analyste drôle, pertinent et facétieux, le ci-devant "Louloute Par Interim" (en date du 11 février 2017), déployant son talent sur amazon.fr, et qui nous convie à une avalanche d'impressions justes et bonnes.

Voici la chose :

Dans l’Avalon un vaisseau spatial d’un kilomètre et des bananes en route vers une colonie lointaine sur un fond d’écran OSXXIII, 5.258 passagers sont maintenus en hibernation durant les 120 années du trajet. Sauf un, l’éternel bourrin sympa Chris Pratt, travailleur manuel évidemment muni d’un ticket seconde classe, qui se réveille après une trentaine d’années de parcours et se retrouve donc avec 90 années à tirer. Seul. En compagnie d’un barman androïde (excellent Michael Sheen reprenant son rôle de Castor dans Tron en y ajoutant une (trop) évidente pincée du Llyod de The Shining). Après quelques lustres de désolation sans aucun ballon de volley à peindre à la main, notre ami prolétaire décide de réveiller une jolie bourgeoise très upper class dont il a auparavant étudié en long, large et travers le CV et les goûts, histoire de mettre toutes les chances de son côté pour une longue séance de flirt…

Il fallait le faire. À une époque où Hollywood se contente de nous ressortir les mêmes films de super héros plus vraiment super ni même héros d’ailleurs, Columbia qui nous a ainsi récemment accablé avec un Ghostbusters III à faire pleurer (mais pas de rire) a eu la bonne idée de se lancer dans une idée toute neuve toute belle et vraiment jamais vue : filmer en temps réel un space dating de deux heures en huis clos. Tout y est, les deux dateurs (un peu trop beaux gosses pour vraiment avoir besoin d’un speed dating mais bon on passe), le restau/bar très lounge parisien pour bobos avec le barman suave, l’ambiance tamisée avec la zic tendance fond sonore pour aquarium à truites de James Newton Howard et le suspens, sortira sortira pas ensemble.

Bien sûr, comme concept, vous me direz que ça ne fait pas un film. Surtout de deux heures. Les gars de Columbia n’étant pas des bras si cassés que ça, ils l’ont compris et ils nous ont donc pondu un pitch du feu de Dieu histoire de corser le plat de nouilles à la margarine bio light. Donc c’est un speed dating, de deux heures (je sais je me répète mais franchement les deux heures le spectacteur les sent vraiment passer), dans un SPA restaurant ambiance Lounge mais c’est un speed dating façon Saint Teunon les Deux Beuzes (petit village ardéchois de 8 habitants) avec forcément seulement 2 candidats à l’Amoooooour… Et en plus, c’est un speed dating ardéchois dans l’Espace. Et du coup, les deux dateurs ne peuvent pas sortir. Et le spectateur non plus. En plus le gars responsable du chrono, c’est même pas un gars mais une IA façon HAL. Mieux, le SPA restaurant coule. Même si franchement je ne sais pas si dans l’espace on coule vraiment. Bref c’est Speed Dating meets Titanic sans le diamant ni l’eau froide mais avec un océan intersidéral nettement plus froid.

Écrire que ce film est truffé de problèmes est un euphémisme.

Passons sur l’aspect Science-Fiction. Cela fait bien longtemps que les films de SciFi n’ont plus rien de science et se contente de fiction pure. Un vaisseau d’un kilomètre transportant 5.000 pékins pour un voyage de deux centaines d’années, question rentabilité, on n’est plus dans l’improbable mais dans l’Au-delà du réel. Et alors ? En 1980, l’an 2000 c’était bien des voitures volantes alors qu’en 2000 la vraie révolution, c’était la trottinette… Passons donc et laissons à la porte toute raison.

D’abord vient le ton général qui nous la joue syndrome girouette sous le mistral. Après un début assez dramatique qui rappelle Cast Away puis, évidemment Wall-E, le scénario vire de bord pour une ambiance de comédie bonne enfant très GroundHog Day, Chris Pratt jouant à merveille les Bill Murray potassant le background de sa cible puis, barre à tribord toute pour une comédie sentimentale façon Wall-E, encore mais sur fond de lutte des classes à la Titanic (d’accord avec moins de figurants) avant un final à la fois thriller à (petit) suspens et film d’action sans beaucoup d’action à la Gravity/Sunshine le tout enveloppé dans un joli papier cadeau très 2001 Odyssée de… Si chaque passage est à lui seul intéressant, le tout lui ne tient pas.

Ensuite, et dans le prolongement de l’évidente réflexion inaboutie sur la lutte des classes, vient l’ambition intellectuelle. Vouloir faire un film gros budget grand public intelligent, c’est bien. Mais le faire c’est mieux. Or ici, on reste coincé entre l’un et l’autre. À l’évidence portés par les conclusions des penseurs existentialistes, les scénaristes, pleins d’ambition, ébauchent à tire larigot moult sujets de réflexion sans jamais s’y attarder : l’impossible cohabitation entre la préservation du soi et le bien être des autres, l’évolution de l’espèce humaine et sa destination, la condition de la femme dans une société dominée par les mâles, les conséquences du développement de l’intelligence artificielle et de la technologie, la vie extra-terreste… Et de saupoudrer chacun de ces sujets d’une référence visuelle ou textuelle à un film culte…

Résultat, le spectateur a l‘étrange sensation d’être l’un de ces badauds se promenant sans but au gré des attractions d’un parc gigantesque en mâchouillant un hot dog sauce chocolat à la barbapapa avec suppléments bolognaise et ossements de poulet. La bouche pleine de trucs, les yeux pleins de lumières, il est incapable de savoir s’il doit mâcher, croquer, sucer ou cracher. Si elle titille l’intérêt, cette incapacité à se décider finit malheureusement par lasser avant même que n’arrive la première heure de projo. Surtout que le thème central du film, le fameux existentialisme, détruit par lui-même l’intérêt même de l’intrigue centrale.

Car le problème majeur du film est en fait son intérêt premier : l’idylle du couple de stars. Bien sûr, Lawrence (très Luxe Dior J’Adore) et Pratt (très Kangoo Express J’aime) sont excellents. Comme toutes bonnes stars, ils captent l’écran et la caméra à chacune de leur apparition, seuls ou en couple. Seulement voilà, si alchimie il y a, elle n’est pas celle Pretty Woman (inversée) souhaitée par le scénario. On a beau se pincer fort, aucun courant amoureux ne passe entre ces deux pôles d’inattraction. La faute à la réalisation hésitante ? Aux dialogues souvent plats ? Aux décors limités ? Au capital sympathie que traine Pratt casté dans le rôle antipathique d’un abruti abject ?

Difficile de se faire une raison. D’autant que l’intrigue souligne par elle-même dès le départ que l’idylle en question est impossible puisqu’elle repose sur un acte d’égoïsme pur et un mensonge honteux et éhonté. De fait, tout l’intérêt du film repose sur un faux suspens. L’enjeu n’est pas de savoir si le beau beauf emportera le cœur de la belle riche mais seulement de savoir s’il avouera ou non son terrible forfait. Le suspens est insoutenable… Ou pas. Car au final, qu’il l’avoue ou non, l’amour ne reposera que sur la décision nauséeuse d’un gars sans scrupule ayant choisi une femme comme on choisit une poupée gonflable sur les étales d’une boutique louche au pied de la Butte Amélie Poulain. Conscient de ce problème aussi fin et léger qu’un cuissot de Teddy Riner, les scénaristes choisissent d’ailleurs finalement de l’évacuer en un tour de clef à molette grâce au réveil inopiné d’une troisième larron (l’immense Lawrence Fishburne), Deus Ex Machina de luxe.

Conclusion : Passengers n’est pas un mauvais film. C’est juste un film décevant. Incapable de développer ses idées ou de mener à bien toutes les réflexions qu’il amorce, il échoue à trouver le sens qu’il devait pourtant avoir sur le papier.
Vu le budget, la promo, les acteurs et le réalisateur, bref la somme de talents engagés, on attendait plus. Beaucoup plus. Et le crash au box office est en cela parfaitement compréhensible. Pourtant, certains pourront légitimement s’y intéresser car même partiellement esquissés, les sujets traités poussent à la réflexion tandis que les trois acteurs (et demi si on compte l’arrivée tardive de Fishburne), les décors (exception faite des extérieurs particulièrement moches), la direction artistique et le score de Thomas Newman sont propices à la contemplation passive. D’où ce 3 étoiles (qui était plus un deux et demi) pour la tentative d’originalité en cette décennie de Bourne 8, Fast And Furious XII, BATMAN XX, STAR TREK X, STAR WARS IX etc.

Reste que l’achat d’une galette, DVD ou BR, est réservé aux inconditionnel(le)s de Katnisssssss !!!!!!!

D'autant que, écrivons-le franchement, le blu-ray est très bon. Ainsi, l'image est parfaite. Surfaces métalliques, intérieur glacé du vaisseau, atmosphère chaude des néons du bar, profondeur de l'espace inter-sidéral, texture des combinaison et grain de peau superbe (Katniss) ou vérolé (Fishburne)... Le rendu est parfait. C'est tout simplement beau et sans reproche. Les possesseurs de 4K pourront cependant se targuer d'une vraie (visible) différence lors des l'examen des costumes (on voit les fibres) ou le visionnage des perles d'eau sur la peau douce de... Je m'égare. En résumé un 5 / 5 étoiles pour l'image.

Rayon Son, on navigue dans le bon mais pas le sans reproche. Souvent décentrés, les dialogues sont parfois couverts par les FS et la BO, surtout dans les dernières minutes d'action du film. Malgré des efforts notables, la profondeur des bruitages laisse à désirer (du moins par rapport à la sortie salle). On a plus l'impression d'être dans l'habitacle d'un mini van que dans celui d'un vaisseau semblable à un hall de gare vide et si les grosses pétarades bénéficient d'un bon rendu, les sons accessoires lors des scènes plus intimistes sont trop inégaux. Même s'il faut reconnaître que les feulements de porte sont au top. Depuis STAR TREK puis STAR WARS, on a même l'impression que les bruiteurs ne cessent d'améliorer les pshitt de portes. Résumé un 3,5 / 5 pour le son. Mais rien de rédhibitoire.

Enfin, à l'étage des Bonus, pas besoin de descendre de l'ascenseur. Les scènes coupées n'ajoutaient rien à l'histoire et les bonus demeurent très informerciaux. L'aperçu des FX (notamment sur la création du vaisseau) et les vidéos sur la Homestead Company méritaient sans doute un peu plus de temps et surtout de recul car il y avait du potentiel et des idées. Voilà un achat Cinefex qui s'impose.

https://heart1001.wordpress.com/2017/09/17/passengers-at-home-autres-points-de-vue-drolatiques/

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MessageSujet: Re: heart1001 (e-motions & movies) - heart1001.wordpress.com   Sam 23 Sep - 14:07

--- Alien Covenant - Black Goo, Invading Darkness... ---





Black (Grey?) Goo« Grey goo (also spelled gray goo) is a hypothetical end-of-the-world scenario involving molecular nanotechnology in which out-of-control self-replicating robots consume all biomass on Earth while building more of themselves,[1][2] a scenario that has been called ecophagy (« eating the environment », more literally « eating the habitation »).[3] The original idea assumed machines were designed to have this capability, while popularizations have assumed that machines might somehow gain this capability by accident. » (Wikipedia)

"Alien Covenant" est un film magnifique en tous points, et qui sonne comme une chanson de gestes macabre, désespérée, et nihiliste jusqu’à l’accablement. Ridley Scott est à l’évidence un grand artiste qui délivre avec une belle et intense régularité des oeuvres de très hautes tenues. Et cet énième « Alien » est sans doute l’un des plus beaux de la série, Ridley Scott gagnant les sphères intemporelles du monde des archétypes.

Tel un conte horrifique où s’agitent des créatures sans âme, sans coeur et sans yeux, nous sommes conviés et guidés jusque dans les soubassements de plus en plus sombres, étouffants, et d’une dégoulinante opacité, de quelque puits sans fonds. Une odyssée qui devient piège mortel, une incarnation rongée et dévorée de l’intérieur par quelques pestilences virales et germinatives qui n’en finit pas de dévorer toutes chairs ici humaines. Nous sommes les malvenus au royaume de la nanotechnologie menée par le côté obscur de quelque intelligence artificielle.

De bout en bout, tel un serpent qui se mord la queue, les androïdes mènent la danse en un parfait et implacable cercle vicieux. Dans ce monde régit par la règle de fer, et de sang régulièrement gargouillant, de la dévoration tous azimuts, il n’y a de place que pour l’effondrement, l’emprisonnement, et ce que nous appelons habituellement la descente aux enfers.

Mais par-delà cette lecture abstraite des archétypes ici mis en scène par Ridley Scott, on dira aussi combien la photo est magnifique, combien le réalisateur nous donne à voir une succession quasiment ininterrompue de tableaux impeccables et puissants, combien les effets spéciaux sont en tous points maîtrisés, combien l’histoire apparaît à la fois comme un hommage appuyé et une amplification toujours intelligente et subtile des autres films (et bien sûr du tout premier « Alien » ainsi que « Prometheus », tous deux réalisés par Scott lui-même).

Ce sixième film de l’hexalogie boucle de belle, haute, forte et suffocante façon le cycle initié par « Alien, le huitième passager ». Un coup de maître.

https://heart1001.wordpress.com/2017/09/23/alien-covenant-black-goo-invading-darkness/

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