WingMakers

La question de l'Âme, dans toutes ses déclinaisons.
 
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 La Poésie des Wingmakers

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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:32

Chambre 13


My Son


My son is two.
I watch him walk
like a drunken prince.
With his body bare I can see
his soul better.
His shoulder blades
gesture like vestiges of wings.
His features stenciled upon pale flesh
by hands that have been before me.

He so wants to be like me.
His every movement like a dusty mirror
or awkward shadow of a bird in flight.
Every sound an echo heard.
Every cell pregnant with my urges.
But my urge is to be like him.
To return to childhood's safe embrace
and certain honor.

If I return to this place
I hope my eyes will look again upon his face
even until his blades are wings once more.
Until I have circled his creaturehood
and know every hidden cleft
where I have left my print indelible
unable to be consumed.
Until all that he is
is in me and our hands are clasped, forged,
entwined, in voiceless celebration.

Until we are alone like two leaves shimmering
high above a treeless landscape
never to land.

Mon Fils

Mon fils est deux.
Je le regarde marcher
comme un prince ivre.
Comme son corps est nu je peux mieux
voir son âme.
Ses omoplates remuent
comme des vestiges d'ailes.
Ses traits esquissés sur de la chair pâle
par des mains qui ont été devant moi.

Ainsi veut-il être comme moi.
Chacun de ses mouvements comme un miroir poussiéreux
ou l'ombre maladroite d'un oiseau en vol.
Chaque son un écho qui s'entend.
Chaque cellule enceinte de mes empressements.
Mais mon empressement doit être comme lui.
Il doit retourner à l'étreinte sûre de l'enfance
et à un honneur certain.

Si je retourne à cet endroit
j'espère que mes yeux regarderont à nouveau son visage
jusqu'à ce que même ses omoplates soient à nouveau des ailes.
Jusqu'à ce que j'ai encerclé sa créaturité
et connu toutes les clefs cachées
où j'ai laissé mon empreinte indélébile
inapte à être consumée.
Jusqu'à ce que tout ce qu'il est
soit en moi et que nos mains soient jointes, forgées,
entrelacées, dans une célébration sans voix.

Jusqu'à ce que nous soyons seuls comme deux feuilles luisantes
loin au dessus d'un paysage sans arbre
sans jamais atterrir.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:33

Nameless Boy

Beyond the frontier
where borders blur into unknown thoughts
there is a nameless boy--
a drop of pure human light.
Through narrow cracks in the splintered fence
I watch his innocence with envy,
searching for the right meaning of his movements.
The twilight of his smile
nourishes my heart
like crumbs of God's light.
A longing in my mouth to speak,
to weep,
and gather this child into my arms
and encipher his nature into mine.
Through the exchange of eyes--
glances, purloined and routed into blindness,
our language annulled.
I can only grope towards him
with antenna thoughts
that dance in praise of his youthful beauty.

I am waiting for stones to bloom.
For venomous skies to wander into oblivion.
For tracks to emerge like dust in a beam of light.

Life's clever poison
is closing the gate.
The cracks are mended--the vision expunged.
And the nameless boy dissolves,
for there was no earth inside him.

Garçon Sans Nom

Derrière la frontière
ou les limites se salissent en pensées inconnues
il y a un garçon sans nom --
une goutte de pure lumière humaine.
Par d'étroites fissures de la barrière éclatée
je regarde son innocence avec envie,
recherchant la juste signification de ses mouvements.
Le crépuscule de son sourire
nourrit mon coeur
comme des miettes de la lumière de Dieu.
Une impatience de ma bouche à parler,
à pleurer,
et à rassembler cet enfant dans mes bras
et à enchiffrer sa nature dans la mienne.
Par l'échange des yeux --
coups d'oeil, dérobés et réunis dans l'aveuglement,
notre langage annulé.
Je ne peux qu'aller à tâtons vers lui
avec des pensées antennes
qui dansent en louanges de sa beauté juvénile.

J'attends que les pierres fleurissent.
Que les cieux venimeux se perdent dans l'oubli.
Que les pistes émergent comme de la poussière dans un rayon de lumière.

Le poison intelligent de la vie
ferme le portail.
les fentes sont réparées -- la vision effacée.
Et le garçon sans nom se dissout,
car il n'y avait pas de terre en lui.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:34

CHAMBRE 14

Empyrean


He walked a higher ground
like a soul untethered to human flesh.
Darkness implored--
demanded his searching stop
and match the drifting gait of others.
But his pathway unwound like a ball of string
sent upward
only to fall in a sentence of light.
Collisions with fate would unrail him
and send him the wishes of obscurity.
The lightning of desire.
The curse of empty dreams.
The witness to unspeakable horrors.

He would laugh at the absurdity,
yet aware of the dark ripples
that touched him.
Humanity was a creaseless sheet of blank paper
waiting to be colored and crumpled
into pieces of prey for the beast-hunter.
Why did they wait?
The palette was for their taking.
The "distance" betrayed them.
The shallow grave of the deep heart
killed their faith.

He knew,
yet could not form the words.
Nor draw the map.
The ancient casts of the empyrean
withstood definition.
Paradise lost to the soundless blanket
of the clearest thought,
of the loneliest mind.


L'Empyrée

Il marchait sur un sol supérieur
comme une âme désattelée de la chair humaine.
L'obscurité implorait --
demandait que sa recherche s'arrête
et se compare à l'allure impulsive des autres.
Mais son passage délié comme une pelote de ficelle
l'envoya vers le haut
pour retomber en une phrase de lumière.
Les collisions avec le destin l'auraient fait dérailler
et lui auraient envoyé les souhaits de l'obscurité.
L'éclair du désir.
Le cours des rêves vides.
Le témoin d'horreurs indicibles.

Il pourrait se moquer de l'absurdité,
bien que conscient des sombres rides
qui le touchaient.
L'humanité était une feuille sans pli de papier vierge
Attendant d'être colorée et froissée
en pièces de proie pour le chasseur de bête.
Pourquoi attendaient-ils?
La palette était à leur portée.
La "distance" les trompait.
La tombe peu profonde du fond du coeur
tua leur foi.

Il sut,
mais ne pouvait former les mots.
Ni dessiner la carte.
Les antiques découpages de l'empyrée
résistaient à la définition.
Le paradis perdu à la couverture insonore
de la pensée la plus claire,
de l'esprit le plus seul.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:35

Separate Being

Waking this morning,
I remember you.
We were together last night
only a thin sheet of glass between us.
Your name was not clear.
I think I would recognize its sound,
but my lips are numb
and my tongue listless from the
climb to your mouth.
Your face was blurred as well,
yet, like a distant god
you took your heart and hand
and there arose within me
a separate being.

I think you were lonely once.
Your only desire, to be understood,
turned away by some vast shade
drawn by a wisdom
you had forgotten.
So you sang your songs
in quiet summons to God
hoping their ripples would return and gather you up.
Continue you.
Brighten your veins
and bring you the unquenchable
kiss of my soul.

Drunken by a lonely name
you stagger forward
into my nights, into my dreams,
and now into my waking.
If I try to forget you
you will precede my now.
I would feel your loss
though I can't say your name
or remember your face.
I would awaken some morning
and long to feel your skin upon mine
knowing not why.
Feeling the burn of our fire
so clearly that names and faces
bear no meaning
like a candle flicking its light to the
noonday sun.

L'Etre Séparé

En me réveillant ce matin
je me souviens de toi.
Nous étions ensemble la nuit dernière
juste une fine vitre de verre entre nous.
Ton nom n'était pas clair.
Je pense que je reconnaîtrai son son,
mais mes lèvres sont engourdies
et ma langue insouciante de s'élever
jusqu'à ta bouche.
Ton visage était terni également,
mais, comme un dieu distant
tu pris ton coeur et ta main
et de l'intérieur de moi s'éleva
un être séparé.

Je pense qu'une fois tu étais solitaire.
Ton seul désir, que l'on puisse comprendre,
écarté par une ombre immense
rejeté par une sagesse
que tu avais oubliée.
Ainsi tu chantais tes chansons
en appels tranquilles à Dieu
espérant que leurs rides reviendraient et te
rassembleraient.
Te continueraient;
Eclairciraient tes veines
et t'apporteraient l'inextinguible
baiser de mon âme.

Saoulée par un nom solitaire
tu avances en titubant
dans mes nuits, dans mes rêves,
et maintenant dans mon éveil.
Si j'essaye de t'oublier
tu devanceras mon maintenant.
Je ressentirai ta perte
même si je ne peux pas dire ton nom
ni me souvenir de ton visage.
Je me réveillerai quelque matin
et me languirai de sentir ta peau sur la mienne
ne sachant pas pourquoi.
Ressentant la brûlure de notre feu
si clairement que les noms et les visages
ne supportent aucune signification
comme une bougie qui lance sa flamme
au soleil de midi.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:36

CHAMBRE 15


Wishing Light


Sun walks the roof of the sky
with a turtle's patience.
Circling endlessly amidst the black passage
of arrival and retreat.
Moon can shape shift
and puncture the confidant darkness.
The weaker sister of sun
it bleeds light even as it dwindles
to a fissure of fluorescence.
Black sky like a monk's hood draped
over stars with squinted eyes.
Stewards lost,
exiled to overspread
the dark lair of the zodiac.
This silent outback where
light is uprooted and cast aside
beats like a tired clock uneven.
It dreams of sunlight passing so
it can follow like a parasite.
Tired of meandering in absence it
wants to live the speed of light and feel its directness.
Wishing to stay alive in light years
and not some recumbent eternity.
Desiring the sharp pain of life
to the dull, numbing outskirts of ancient space.
Darkness follows light like a tireless
wind that pours over tumbleweeds.
But it always seems to outlast the people
if not the light.

Souhaiter La lumière

Le soleil marche sur le toit du ciel
avec la patience d'une tortue.
Tournant sans fin au milieu du noir passage
de l'arrivée et du départ.
La lune peut changer de forme
et percer l'obscurité confiante.
La plus faible soeur du soleil
elle saigne la lumière même quand elle diminue
jusqu'en une fissure de fluorescence.
Ciel noir comme un capuchon de moine tiré
sur les étoiles aux yeux méfiants.
Des maîtres d'hôtel perdus,
exilés pour s'étaler
sur la sombre pâture du zodiaque.
Les périphéries silencieuses où
la lumière est déracinée et séparée
des bêtes comme un réveille matin fatigué inégal.
Elle rêve de la lumière du soleil qui passe
pour qu'elle puisse suivre comme un parasite.
Fatigué par les détours en absence elle
veut vivre à la vitesse de la lumière et ressentir sa
directivité.
Souhaitant rester vivante dans les années lumières
et non pas quelque éternité inactive.
Préférant la souffrance aiguë de la vie
aux sombres, lisières engourdies de l'ancien espace.
L'obscurité suit la lumière comme un vent
infatigable qui se déverse sur les mauvaises herbes projetées.
Mais il semble toujours dépasser les peuples
sinon la lumière.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:37

Secret Language

Night in bed,
eyes closed, ears open,
listening to the secret life outside my window.
The liturgy of the nocturnal.
Sounds and rhythms of
swift-footed crickets
giving testimony to the trees that overlook
the native church like great archways
carved of Roman hands.

The intricate language of tiny animals
sweeping through the night air
unfaltering they hold me spellbound.
How can I sleep without an interpreter?
If only I knew what they were saying.
I could sleep again.


Langage Secret

La nuit dans le lit,
les yeux fermés, les oreilles ouvertes,
écoutant la vie secrète à l'extérieur de ma fenêtre.
La liturgie des nocturnes.
Les sons et les rythmes
des crickets au pieds agiles
donnant témoignage aux arbres qui surveillent
l'église indigène comme de grandes arches
sculptées par des mains Romanes.

Le langage mélangé des animaux minuscules
balayant l'air de la nuit
infatigables à me tenir ensorcelé.
Comment puis-je dormir sans interprète?
Si seulement je savais ce qu'ils disent.
Je pourrai dormir à nouveau.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:39

CHAMBRE 16


Signals to Her Heart


Out where the ocean beats its calm thunder
against grainy shores of quartz and sand,
she strolls, hands pocketed in a flowing gown
of pearl-like luminance.
I can see her with hair the color of sky's deepest night
when it whispers to the sun's widow
to masquerade as the sickle's light.

So this is she.
The only one who knows me as I am
though untouched is my skin.
The world from which she steps pounces from mystery,
announces her calm purity
like a willow tree bent to still waters.

In this unhurt place she takes her body
to the shoreline listening for sounds beneath the waves
that tell her what to do.
How great is her love?
Will it take her across the sea to me?
Does she hear my heart's voice before the translation?

She scoops some sand with her ivory hands and
like an hourglass the particles fall having borrowed time
for a chance to touch her beauty.
Her lips move with prayers of grace as she tells
the wind her story;
even the clouds gather overhead to listen.
Her gestures multiply my love with the sign of infinity,
disentangled from all calculations,
adorning her face with a poetry of tears.

I am unsummoned though I hear her voice
so clear it startles me.
I watch her because I can.
I know her because she is me.
I love her because she is not me.

In all my movement, in the vast search
for something that will replace me,
I have found her on this shoreline, her faint footprints,
signatures of perfection that embarrass time with their fleeting nature.
I am like the cave behind her watching from darkness,
hollowed from tortured waves
into a vault that yearns to say what she cannot resist.
A language so pure it releases itself
from my mouth like long-held captives
finally ushered to their home;
jubilant gods dancing away from sorrow's reach.

She turns her head and looks past me as if I were a ghost unseen,
yet I know she sees my deepest light.
I know the ocean is no boundary to her love.
She is waiting for the final path to my heart to become clear.
And I am waiting for something deep inside
to take my empty hands and fill them with her face
so I can know the rehearsals were numbered,
and all the splinters were signals to her heart.

Des Signaux pour Son Coeur

Dehors où l'océan bat son calme tonnerre
contre des plages grenues de quartz et de sable,
elle flâne, les mains dans les poches d'une robe flottante
d'une lumineuse couleur de perle.
Je peux la voir ses cheveux de la couleur
du ciel de la nuit la plus profonde
quand elle soupire à la veuve du soleil
pour se déguiser comme la lumière de la faucille.

Ainsi est elle.
La seule qui me connaisse tel que je suis
cependant ma peau est intacte.
Le monde duquel elle sort fond sur nous hors du mystère,
annonce sa calme pureté
comme un saule penché sur les eaux tranquilles.

Dans cet endroit serein elle emmène son corps
sur la berge écouter les sons sous
les vagues
qui lui disent que faire.
Comme son amour est immense!
Est ce qu'il l'amènera à moi de l'autre côté de la mer?
Est ce qu'elle écoute la voix de mon coeur avant la
traduction?

Elle creuse du sable avec ses mains d'ivoire et

comme un sablier les particules tombent ayant
emprunté le temps
pour avoir une chance de toucher sa beauté.
Ses lèvres remuent en prières gracieuses quand elle dit
au vent son histoire ;
même les nuages se rassemblent au dessus d'elle pour écouter.
Ses gestes multiplient mon amour par le signe de
l'infinité,
démêlée de tout calcul,
ornant son visage d'une poésie de larmes.

Je ne suis pas appelé bien qu'écoutant sa voix
si claire qu'elle m'alarme.
Je la regarde car je peux.
Je la connais parce qu'elle est moi.
Je l'aime parce qu'elle n'est pas moi.

Dans tout mon mouvement, dans l'immense recherche
de quelque chose qui me remplace,
je l'ai trouvée sur cette plage, ses petites
empreintes,
signatures de perfection qui embarrassent le temps
de leur nature agile.
Je suis comme la caverne derrière elle regardant depuis
l'obscurité,
creusée par des vagues torturées
dans une voûte qui désire dire ce à quoi elle ne peut
résister.
Un langage si pur qu'il sort de lui même
de ma bouche comme des captives longtemps retenues
finalement murmurées à leur demeure ;
Des dieux jubilants qui dansent loin de l'atteinte du
chagrin.

Elle tourne la tête et regarde en passant devant moi comme
si j'étais un fantôme imperceptible,
pourtant je sais qu'elle voit ma lumière la plus profonde.
Je sais que l'océan n'est pas une limite à son amour.
Elle attend que le dernier chemin vers mon coeur
devienne libre.
Et j'attends que quelque chose profond à l'intérieur
prenne mes mains vides et les remplissent de son
visage
que je puisse savoir que les récitations ont été énumérées,
et que les éclats ont étés des signaux pour son coeur.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:40

Nothing Matters

Space is curved
so no elevator can slither to its stars.
Time is a spindle of the present
that spins the past and future away.
Energy is an imperishable force
so permanence can be felt.
Matter flings itself to the universe,
perfectly pitiless in its betrayal of soul.

You can only take away
what has been given you.

Have you not called the ravens the foulest of birds?
Is their matter and energy so different than ours?
Are we not under the same sky?
Is their blood not red?
Their mouth pink, too?

Molten thoughts, so hot they fuse space and time,
sing their prophecies of discontent.
Listen to their songs in the channels of air
that curl overhead like temporary tattoos
of light's shimmering ways.

Am I merely a witness of the betrayal?
Where are you who are cast to see?
How have you been hidden from me?
Is there a splinter that carries you to the whole?

If I could speak your names I would call you to my side
and take your hands so gentle you would not see me,
feeling only the warm passage of time
and the tremor of your spine moving you to weep.

Space is curved so I must bend.
Time is a spindle so I must resolve its center.
Energy, an imperishable force I must ride.
And matter, so pitiless I refuse to be betrayed.

So I stand naked to the coldest wind
and ask it to carve out an island in my soul
in honor of you who stand beside me in silence.
Lonely, I live on this island assured of one thing:
that of space, time, energy, and matter; nothing matters.
Yet when I think of you in the cobwebbed corner,
hoveled without wings
like a seed planted beneath a dead tree stump,
I know you are watching
with new galaxies wild in your breast.
I know you are listening
to the lidded screams smiling their awkward trust.
All I ask of you is to throw me a rope sometimes
so I can feel the permanence of your heart.
It's all I need in the face of nothing matters.


Rien n'a d'Importance

L'espace est courbé
en sorte qu'aucun ascenseur ne peut glisser vers ses étoiles.
Le temps est un fuseau du présent
qui écarte le passé et le futur en tournoyant.
L'énergie est une force impérissable
si bien que la permanence peut être ressentie.
La matière se darde dans l'univers,
parfaitement impitoyable dans sa trahison de l'âme.

Tu ne peux emporter
que ce qui t'a été donné.

N'as tu pas appelé les corbeaux les plus impurs
des oiseaux?
Y a t'il de la matière et de l'énergie tellement différente
de la nôtre?
Ne sommes nous pas sous le même ciel?
Est ce que leur sang n'est pas rouge?
Et leur bouche rose, aussi?

Des pensée fondues, si chaudes qu'elles fondent l'espace
et le temps,
chantant leurs prophéties de mécontentement.
Ecoute leurs chansons dans les canaux de l'air
qui frisent sur nos têtes comme des tatouages temporaires
de chemins fluorescents de lumière.

Suis je simplement témoin de la trahison?
Où es-tu toi qui es envoyé pour voir?
Comment es-tu resté cachée de moi?
Y a t'il un éclat qui t'emmène vers le tout?

Si je pouvais dire vos noms je vous appellerai
à mon côté
et je prendrai vos mains si délicates que vous ne me
verriez pas
ressentant seulement le chaud passage du temps
et le tremblement de ton échine te remuant à
pleurer.

L'espace est courbé et je dois me pencher.
Le temps est une éclat dont je dois déterminer le centre.
L'énergie, une force impérissable que je dois chevaucher.
Et la matière, tellement sans pitié que je refuse d'être trahi.

Ainsi je me tiens nu au vent glacial
et lui demande de découper un île dans mon âme
en ton honneur toi qui te tiens à côté de moi en
silence.
Solitaire, je vis sur cette île assuré d'une
chose:
Que de l'espace, du temps, de l'énergie, et de la matière ; rien
n'a d'importance
Cependant quand je pense à toi dans le coin
à la toile d'araignée,
bicoque sans aile
comme une graine plantée sous une souche d'arbre mort,
je sais que tu regardes
avec de nouvelles galaxies sauvages dans la poitrine.
Je sais que tu écoutes
les hurlements étouffés qui sourient leurs confiance
embarrassée.
Tout ce que je te demande, c'est de ma lancer une corde
parfois
Pour que je puisse sentir la permanence de ton coeur.
C'est tout ce dont j'ai besoin en face du rien n'a d'importance.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:41

CHAMBRE 17


Afterwards


I've set loose the guards that stand before my door.
I've let cells collide in suicide until they take me.
If there were stories left to tell I would hear them.

Behind the waterfalls of channeled panic
spilling their prideful progeny I can stay hidden in the noise.
Being invisible has its cameo rewards.
It also keeps visible the durable lifeform
murmuring beneath the wickedness.
This is truly the only creature I care to know,
with luminous ways of sweet generosity that suffers
in the untelling universe of the unlistening ear.

When I am found out-after I am gone-by a stranger's
heart whose drill bit is not dulled by impersonation,
I will open eyes, peel away skin, awaken the heart's coma.
I will set aside the costumed figure and redress the host
so its image can be seen in mirrors I set forth
with words bugged by God.
When these words are spoken,
another ear is listening on the other side
beaming understanding like lasers their neutral light.

The common grave of courage holds us all
in the portal of singularity,
the God-trail of rebeginning.

Somehow, so seldom, words and images
thrust their meaning into heaven and conquer time.
But when they do,
they become the abracadabra of the sacred moment.
The pantomime of the public's deepest longing.

Afterwards, the improbable eyelid glances open,
the skin folds away,
and the heroic eye awakens and remains alert.
Afterwards, the words eat the flesh and leave behind
the indigestible bitterness.
The emotional corpse shed,
an insoluble loneliness.
The cast of separation.


Après

J'ai donné du mou aux gardiens qui se tiennent devant ma porte.
J'ai laissé les cellules entrer en collision se suicider jusqu'à ce qu'elles m'emmènent.
S'il y avait encore des histoires à raconter je les écouterai.

Derrière les chutes d'eau des paniques canalisées
répandant leur fière progéniture je peux rester caché dans
le bruit.
Etre invisible a sa récompense de camée.
Cela maintient aussi visible la forme de vie durable
qui murmure sous la méchanceté.
C'est vraiment la seule créature que j'ai envie de connaître,
avec ses chemins lumineux de douce générosité qui souffre
dans l'univers muet de l'oreille inattentive.

Quand on me retrouve après que je sois passé à côté d'un coeur
étranger dont la graine semée n'est pas assombrie par l'impersonation,
j'ouvrirai les yeux, écorcherai la peau, éveillerai le coma du coeur.

Je laisserai de côté le personnage costumé et rhabillerai
l'hôte
pour que son image puisse être vue dans des miroirs je le déploierai
avec des mots bégayés par Dieu.
Quand ces mots sont prononcés,
une autre oreille écoute de l'autre côté
émettant la compréhension comme des lasers leur lumière neutre.

La fosse commune du courage nous tient tous
dans le portail de la singularité,
la piste-Divine du recommencement.

D'une certaine manière, si rare, des mots et des images
poussent leur signification dans les cieux et conquièrent le temps.
Mais quand ils le font,
Ils deviennent l'abracadabra du moment sacré.
La pantomime de l'attente la plus profonde du public.

Après, l'improbable coup d'oeil s'ouvre,
la peau se replie,
et l'oeil héroïque s'éveille et reste vigilant.
Après, les mots mangent la chair et restent derrière
l'amertume indigeste.
Le cadavre émotionnel répandu,
Une solitude insoluble.
L'empreinte de la séparation.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:42

Memories Unbound

I have this memory of laying atop
a scaffold of tree limbs
staring out to the black, summer blanket
that warms the night air.
I can smell cedar burning in the distance
and hear muted voices praying in song and drum.
I cannot lift my body or turn my head.
I am conscious of bone and muscle
but they are not conscious of me.
They are dreaming while I am caught
in a web of exemptible time.

My mind is restless to move on.
To leave this starlit grave site and dance with
my people around huge fires crackling with nervous light.
To join hand with hand to the rhythm of drums
pounding their soft thunder
in monotone commandments to live.

I can only stare up at the sky
watching, listening, waiting
for something to come and set me free
from this mournful site.
To gather me up in arms of mercy
into the oblivion of Heaven's pod.
I listen for the sound of my breath
but only the music of my people can be heard.
I look for the movement of my hands
but only wisps of clouds and crescent light move
against raven's wings.

Sometimes when this memory peeks through
my skin it purges the shoreward view.
It imposes on the known predicament
with a turbulent bliss that bleeds defiance to the order.
There is certain danger in the heritable ways
of my people who send me the chatoyant skin
humbled and circumscribed.
My white appetite leached of earthly rations.
Misplaced to the darshan of the devil,
the very same that maneuvered my people to reservations--
the ward of the damned.
(At least I have no memories of a reservation).

Perhaps it is better to lay upon this mattress of sticks
with my wardrobe of feathers and skins
chanting in the wind.
Perhaps it would be better still
to be set atop the cry shed and burned
so prodigal memories would have
no home to return to.

I have this memory of escaping the pale hand
of my master that feeds me scraps of lies and moldy bread.
My skin yearns for lightness,
but it is the rope that obliges.

I have this memory of holding yellow fingers,
large and round, dripping with ancient legacies.
Of seeing the rounded belly of Buddha
smiling underneath a pastoral face
in temples that lean against a tempest sky.

I have this memory of dreaming to fly.
Stretching out wings that are newly attached
with string-like permanence
only to fall in the blunted arms of obscurity.

I have this memory of seeing my face in a mirror
that reflects a stranger's mind and soul.
Knowing it to be mine, I looked away
afraid it would become me alone.
I am patchwork memories searching for a nucleus.
I am lost words echoing in still canyons.
I am a light wave that found itself
darting to earth unsheathed seeking cover
in human skin.


Mémoires Déliées

J'ai ce souvenir d'être étendu au sommet d'un
échafaudage de grosses branches d'arbre
regardant fixement le noir, couverture estivale
qui réchauffe l'air de la nuit.
Je peux sentir du cèdre qui brûle dans le lointain
et entendre des voix assourdies qui prient dans le chant et le tambour.
Je ne peux soulever mon corps ni tourner ma tête.
Je suis conscient de l'os et du muscle
mais ils ne sont pas conscients de moi.
Ils rêvent pendant que je suis pris
dans un filet de temps exemptable.

Mon esprit s'agite sans repos.
Pour quitter ce lieu de tombe étoilée et danser avec
mon peuple autour d'immenses feux pétillants de lumière
nerveuse.
Pour se rejoindre main dans la main dans le rythme des tambours
pesant leur doux tonnerre
en monotones commandements de vie.

Je ne peux que fixer le ciel
regardant, écoutant, attendant
que quelque chose vienne et me rende libre
de cet endroit sinistre.
Pour me rassembler dans les bras de la pitié
dans l'oubli de la gousse du Ciel.
J'écoute le son de ma respiration
mais seule la musique de mon peuple peut s'entendre.
Je cherche le mouvement de mes mains
mais seuls des bouquets de nuages et la lumière croissante bougent
contre les ailes des corbeaux.

Parfois quand ce souvenir darde à travers
ma peau il purge la vue vers la plage.
Il s'impose sur la situation connue
avec une béatitude turbulente qui saigne de la défiance
envers l'ordre.
Il y a un certain danger dans les chemins héritables
de mon peuple qui m'envoie la peau chatoyante
humble et circonscrite.
Mon appétit blanc lessivé de rations terrestres.
Mal placé pour le darshan du démon,
celui là même qui incita mon peuple aux arrières pensées --
la parade du damné.
(Au moins n'ai je pas le souvenir d'une arrière pensée).

Peut être qu'il vaut mieux reposer sur ce matelas de bâtons
avec ma garde robe de plumes et de peaux
chantant dans le vent.
Peut être qu'il vaudrait encore mieux
être déposé au sommet du cabinet des larmes et brûlé
si bien que les prodigues souvenirs
n'aient plus d'endroit où retourner.

J'ai ce souvenir de m'échapper de la main pâle
de mon maître qui me nourrit de morceaux de mensonges et de pain
mou.
Ma peau aspire à la légèreté,
mais c'est la corde qui oblige.

J'ai ce souvenir de tenir des doigts jaunes,
gros et ronds, gras de legs anciens.
De voir le ventre arrondi du Bouddha
souriant au dessous d'un visage pastoral
dans des temples qui s'appuient contre un ciel de tempête.

J'ai ce souvenir de rêver de voler.
Etendant des ailes nouvellement fixées
avec une permanence comme une corde
qui ne tombent que dans les bras grossiers de l'obscurité.

J'ai ce souvenir de voir mon visage dans un miroir
qui réfléchit un esprit et une âme étrangers.
Sachant que c'est le mien, je regardais au loin
effrayé qu'il ne devienne que moi seul.
Je suis patchwork de souvenirs cherchant un noyau.
Je suis des mots perdus faisant écho dans des canyons tranquilles.
Je suis une onde lumineuse qui s'est trouvée
dirigée vers la terre, dégainée cherchant à se cacher
dans de la peau humaine.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:43

CHAMBRE 18

Final Dream


Strike the flint that burns
a lonely world
and opens blessed lovers
to the golden grave of earth's flame.

Listen to the incantation
of raindrops as they pass from gray clouds
to our mother's doorstep.
Dreams of miracles yet to come
harbor in their watery husks.

Stand before this cage
splashed with beauty and stealth
and arranged with locks that have grown frail.
A simple breath
and all life is joined in the frontier.

Here is the masterpiece of creation
that has emerged from the unknown
in the depths of a silent Heart.
Here is the laughter sought
among rulers of death.
Here are the brilliant colors of rainbows
among the spilling reds that purge our flock.
Here is the hope of forever
among stone markers that stare through eyelids
released of time.
Here are the songs of endless voices
among the heartless dance of invisible power.

There is an evening bell that chimes
a melody so pure
even mountains weep
and angels lean to listen.
There is a murmur of hope that sweeps
aside the downcast eyes of hungry souls.

It is the fragrance of God
writing poems upon the deep blue sky
with pin-pricks of light and a sleepless moon.
It is the calling to souls
lost in the forest of a single world
to be cast, forged, and made ready
for the final dream.

Rêve Final

Frappe le silex qui brûle
un monde solitaire
et ouvre les amoureux bénis
à la tombe dorée de la flamme de la terre.

Ecoute l'incantation
des gouttes de pluie quand elles passent des nuages
vers le pas de porte de notre mère.
Des rêves de miracle encore à venir
s'abritent dans leurs gousses aquatiques.

Tiens toi devant cette cage
éclaboussée de beauté et de dérobade
et arrangée avec des serrures qui sont devenues fragiles.
Une simple respiration
et toute vie est atteinte dans la frontière.

Ici est la pièce maîtresse de la création
qui a émergé de l'inconnu
dans les profondeurs d'un Coeur silencieux.
Ici est un rire chanté
parmi les gouverneurs de la mort.
Ici sont les brillantes couleurs des arc-en-ciel
parmi les rouges répandus qui purgent notre troupeau.
Ici est l'espoir du pour toujours
parmi les marqueurs de pierres qui fixent par des paupières
libérées du temps.
Ici sont les chants de voix sans fin
parmi les danses sans coeur d'un pouvoir invisible.

Il y a une cloche matinale qui carillonne
une si pure mélodie
même les montagnes pleurent
et les anges se penchent pour écouter.
Il y a une rumeur d'espoir qui effleure
les yeux abattus des âmes affamées.

C'est un parfum de Dieu
écrivant des poèmes sur le ciel bleu profond
avec des piqûres d'épingles de lumière et une lune sans sommeil.
C'est l'appel pour les âmes
perdues dans les forêts d'un monde solitaire
à être dépouillées, forgées, et préparées
pour le rêve final.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:44

Transparent Things

There it is then, my open wound,
eager for forgiveness.
It comes with age like brown spots and silver hair.
Shouldn't age bring more than different colors
to adorn the body?
I think it was meant to.
It just forgot.
Old age does that you know.
Too many things to remember here.
Both worlds demanding so much,
one to learn, one to remember.

If there was silence in these waters
my wound would dance open
and separate itself from all attackers.
Even this body.
It would look at you
in the orphaning light, diminished of features,
and lead you away to its place of sorrow.
It would ask you to lie down beside it
and wave goodbye
to the coiled currents that tug and pull
to separate us from ourselves.
It would hold your hands,
so masterful in their wisdom,
so mindful of their glory
that it would disappear inside.
In the future, someone,
a friend perhaps, would
read your palm and notice
a small line veering off in a ragged ambush.
Unchained from the rest
of your palm's symmetry.
A lonely fragment waving goodbye
to everything between us.

There it is then, my prayer for you
to close this wound
and draw the shades around us.
Deep, black solitude enfolding us,
the kind found only in caves
that have shut out light for the growing of delicate,
transparent things.

Des Choses Transparentes

Elle est là, ma blessure ouverte,
avide de pardon.
Elle vient avec l'âge comme les taches brunes et les cheveux argent.
L'âge ne peut-il pas apporter plus que des couleurs différentes
pour orner le corps?
Je pense que c'était signifié aussi.
Ca a juste été oublié.
Le vieil âge fait ce que vous savez.
Trop de choses pour se les rappeler ici.
Les deux mondes demandent tellement,
un pour apprendre, un pour se souvenir.

S'il y avait du silence dans les eaux
ma blessure danserait ouverte
et se séparerait de tous les attaquants.
Même ce corps.
Il te regarderait
dans la lumière orpheline, diminuée des plumes,
et te mènerait jusqu'à l'endroit de son chagrin.
Je voudrai te demander de t'allonger à son côté
et de faire au revoir
aux courants enroulés qui tiraillent et arrachent
pour nous séparer de nous même.
Il tiendrait tes mains,
tellement maître dans leur sagesse,
si conscient de leur gloire
qu'il disparaîtrait à l'intérieur.
Dans le futur, quelqu'un,
un ami peut-être, lirait
ta paume et remarquerait
une petite ligne qui vire dans une embuscade en loque.
Déchaînée du reste
de la symétrie de ta paume.
Un fragment solitaire qui fait au revoir
à tout entre nous.

Donc elle est là, ma prière pour toi
pour fermer cette blessure
et tirer les ombres autour de nous.
Profond, la solitude noire nous entoure,
de celle que l'on ne trouve que dans les grottes
qui ont fermé la lumière pour la croissance des choses,
délicates et transparentes.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:45

CHAMBRE 19

Easy to Find


I have often looked inside my drawers
without knowing why.
Something called out.
Seek me and you shall find,
but when I obey I'm confounded by memory's fleeting ways.
Hands immerse and return awkwardly empty
like a runaway child
when no one came after them.

I know there is something I seek
that hides from me so I can't think about what I lack.
It is, however, and this is the point, too damn powerful
to be silent and still.
Besides, I know I lack it because I miss it.

I miss it.
Whatever "it" is.
Whatever I need it to be it is not that.
It can never be anything but what it is.
And so I search in drawers and closets absent of why,
driven like a machine whose switch has been thrown
just because it can.

I miss it.
I wish it could find me.
Maybe I need to stay put long enough for it to do so.
Now there's a switch.
Let the powerful "it" seek me out.
But for how long must I wait?
And how will I recognize it should it find me?

There must be names for this condition that end in phobia.
Damn, I hate that suffix.

It all starts with a sense of wonder and ends in a sense of emptiness.
God, I wish you could find me here.
I'll tuck myself in a little drawer right out in the open.
I won't bury myself under incidentals.
I'll be right on top.
Easy to find.
Do you need me for anything?
I hope so because I need you for everything.


Facile à Trouver

J'ai souvent regardé dans mes tiroirs
sans savoir pourquoi.
Quelque chose m'appelait.
Me cherchait et je devais trouver,
mais quand j'obéissais j'étais déconcerté par les chemins fugaces de la mémoire.
Les mains s'immergent et reviennent maladroitement vides
comme un enfant fuyard
quand personne ne le cherche.

Je sais qu'il y a quelque chose que je cherche
qui se cache de moi pour que je ne puisse pas pense à ce qui me manque.
C'est, cependant, et c'est ça l'important, sacrément trop puissant
pour être silencieux et tranquille.
Et pourtant, je sais que j'en ai besoin parce qu'il me manque.

Il me manque.
Quoi que ce soit.
Quoi que j'ai besoin qu'il soit il ne l'est pas.
Il ne peut jamais rien être sauf ce qu'il est.
Et donc je cherche dans les tiroirs et les cabinets absents de pourquoi,
mu comme une machine dont le bouton a été jeté
simplement parce qu'elle le peut.

Ca me manque.
J'aimerai qu'il puisse me trouver.
Peut-être que j'ai besoin de rester branché assez longtemps pour qu'il le fasse.
Maintenant il y a un interrupteur.
Que le puissant "ça" me recherche.
Mais pendant combien de temps dois-je attendre?
Et comment le reconnaîtrai-je s'il me trouve?

Il devrait exister des noms pour cet état qui se termine en phobie.
Saleté, je hais ce suffixe.

Ca commence toujours par une sensation de merveille et finit par une sensation de vide.
Dieu, je souhaite que tu puisses me trouver ici.
je vais me faire rentrer dans un petit tiroir juste dans l'ouverture.
Je ne vais pas m'enterrer sous les incidents.
Je serai tout au dessus.
Facile à trouver.
As-tu besoin de moi pour quelque chose?
J'espère parce que j'ai besoin de toi pour tout.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:46

Of Beckoning Places

Of beckoning places
I have never felt more lost.
Nothing invites me onward.
Nothing compels my mouth to speak.
In cave-like ignorance, resembling oblivion,
I am soulless in sleep.
Where are you, beloved?
Do you not think I wait for you?
Do you not understand the crystal heart?
Its facets like mirrors for the clouds
absent of nothing blue.

Invincible heaven with downcast eyes
and burning bullets of victory that peel through flesh
like a hungry ax, why did you follow me?
I need an equal not a slayer.
I need a companion not a ruler.
I need love not commandments.

Of things forgotten
I have never been one.
God seems to find me even in the tumbleweed
when winds howl
and I become the wishbone in the hands
of good and evil.
Why do they seek me out?
What purpose do I serve if I cannot become visible to you?

You know, when they put animals to sleep
children wait outside
as the needle settles the debt of pain and age.
The mother or father write a check and
sign their name twice that day.
They drop a watermark of tears.
They smile for their children
through clenched hearts beating
sideways like a pendulum of time.

And I see all of this and more in myself.
A small animal whose debts are soon to be settled.
Children are already appearing outside
waiting for the smile of parents to reassure.
The signature and watermark
they never see.

Of winter sanctuary I have found only you.
Though I wait for signals to draw me from the cold
into your fire
I know they will come even though I fumble for my key.
Even though my heart is beheaded.
Even though I have only learned division.
I remember you and the light above your door.


Des Endroits qui Font Signe

Des endroits qui font signe
je ne me suis jamais senti plus perdu.
Rien ne m'invite à avancer.
Rien n'oblige ma bouche à parler.
Dans l'ignorance semblable à une grotte, qui ressemble à l'oubli,
Je suis sans âme endormi.
Où es-tu, aimée?
Ne penses-tu pas que je t'attend?
Ne comprends-tu pas le coeur de cristal?
Ses facettes comme des miroirs pour les nuages
absents de rien de bleu.

Paradis invincible aux yeux épuisés
et des balles de victoire qui écorchent la chair
Comme une hache affamée, pourquoi m'as tu suivi?
J'ai besoin d'un égal pas d'un assassin.
J'ai besoin d'un compagnon pas d'un gouverneur.
J'ai besoin d'amour pas d'ordres.

Des choses oubliées
je n'en ai jamais été.
Dieu semble me trouver même dans les herbes roulantes
quand le vent hurle
et je deviens l'os de vérité dans les mains
du bien et du mal.
Pourquoi me cherchent-ils?
Quel but est-ce que je sers si je ne peux pas devenir visible pour toi?

Tu sais, quand ils font dormir les animaux
les enfants attendent dehors
comme l'aiguille apaise la dette de la douleur et de l'âge.
La mère ou le père remplissent un chèque et
signent deux fois de leur nom ce jour là.
Ils laissent tomber une empreinte de larmes.
Ils sourient à leurs enfants
par les coeurs serrés qui battent
de côté comme un pendule du temps.

Et je vois tout cela et plus en moi même.
Un petit animal dont les dettes seront bientôt apaisées.

Les enfants apparaissent déjà à l'extérieur
attendant le sourire de leurs parents pour se rassurer.
La signature et la trace de l'eau
qu'ils ne voient jamais.

Du sanctuaire de l'hiver je n'ai trouvé que toi.
Bien que j'attende des signaux pour me retirer du froid dans ton feu
je sais qu'ils viendront même si je fouille pour chercher ma clef.
Même si mon coeur est décapité.
Même si je n'ai appris que la division.
Je me souviens de toi et de la lumière au dessus de ta porte.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:48

CHAMBRE 20


Bullets and Light


I am adrift tonight
as though a privilege denied
is the passageway to keep body and soul together.
You have kept so much at bay
I wonder if your enchantment is to tame passion.
Cornered by your savage artillery
you sling your bullets like schools of fish
darting to a feast,
and I surge ahead tired of being the food.
When I look back
I can see fragments of you
hiding in the underbrush,
stubborn remnants of your vanished heart.
I can still love them.
I can still hold their fragile nerves
clustered with a welder's tongue
seething light as pure as any ever beheld.

Perhaps I drift away because of the chasm I see.
Bullets and light.
How strange bedfellows can be.
But you will never confess
nor shed your doubt of me.
I will always remain an enigma hurling itself
like litter across your absolute path.
A sudden shaft of light that begets a deep shadow
that temporarily blinds.

Hope-stirred eyes have always sought to steal
you from the simian nature that collects at your feet
and pulls at you like derelict children.
My unearthly hunger drew me away from you,
even against my will, or at least my conscious will.
There was always something calculating
the distance between us.
Some cosmic abacus shuffling sums
of bullets and light
looking for the ledger's balance,
but never quite locating its exact frequency.

Balles et Lumière

Je suis à la dérive ce soir
comme si un privilège m'était refusé
dans le passage pour garder les corps et l'âme ensemble.
Tu as tellement gardé aux abois
je me demande si ton enchantement est pour apprivoiser la passion.
Accaparée par ton artillerie sauvage
tu jettes tes balles comme des écoles de poisson
s'élançant vers une fête,
et je me précipite fatigué d'être la nourriture.
Quand je me retourne
je peux voir des fragments de toi
se cacher sous les buissons,
rejetons absurdes de ton coeur évanescent.
Je peux encore les aimer.
Je peux encore tenir leurs nerfs fragiles
cloîtrés avec une langue de soudeur
faisant bouillir la lumière plus pure qu'aucune jamais soutenue.

Peut-être que je me pousse à cause de l'abîme que je vois.
Des balles et de la lumière.
Comme les compagnons de lit peuvent être étranges.
mais vous ne confesserez jamais
ni ne répandrez votre doute de moi.
Je resterai toujours une énigme se précipitant
comme un brancard en travers de votre chemin absolu.
Un soudain puits de lumière qui engendre une ombre profonde
qui aveugle temporairement.

Les yeux fatigués d'espoir ont toujours pensé à vous dérober
de la nature simiesque qui se rassemble à vos pieds
et vous tire comme des enfants vagabonds.
Ma faim non terrestre m'a éloigné de vous,
même contre ma volonté, ou au moins ma volonté consciente.
Il y avait toujours quelque chose qui calculait
la distance entre nous.
Quelque abaque cosmique qui biaise les sommes
de balles et de lumière
cherchant l'équilibre de la margelle,
mais ne localise pas vraiment sa fréquence exacte.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:49

The Nature of Angels

Midnight in the desert and all is well.
I told myself so and so it is,
or it is not,
I haven't quite decided yet.
Never mind the coyotes' howl or
the shrinking light.
Holiness claims my tired eyes
as I return the stare of stars.
They seem restless, but maybe they're
just ink blots and I'm the one who's really restless.

There is something here that repeals me.
In its own abundance I am absent.
So I shouted at the desert spirits,
tell me your secrets or I will tell you my sorrows.

The spirits lined up quickly then.
Wings fluttering. Hearts astir.
I heard many voices become one
and it spoke to the leafless sky
as a tenet to earth.

We hold no secrets.
We are simply windows to your future.
Which is now and which is then
is the question we answer.
But you ask the question.
If there is a secret we hold
it is nothing emboldened by words
or we would commonly speak.

I turned to the voice,
what wisdom is there in that?
If words can't express your secret wisdom,
then I am deaf and you are mute and we are blind.
At least I can speak my sorrows.

Again the wings fluttered
and the voices stirred hoping the sorrow would not spill
like blood upon the desert.

But there were no more sounds
save the coyote and the owl.
And then a strange resolution suffused my sight.
I felt a presence like an enormous angel
carved of stone was placed behind me.
I couldn't turn for fear its loss would spill my sorrow.
But the swelling presence was too powerful to ignore
so I turned around to confront it,
and there stood a trickster coyote
looking at me with glass eyes painting my fire, sniffing my fear,
and drawing my sorrow away in intimacy.
And I understood the nature of angels.


La Nature des Anges

Minuit dans le désert et tout est bien.
Je me suis dit que c'était ainsi et ainsi,
ou que ça ne l'était pas,
je n'ai pas encore tout à fait décidé.

Peu importe le hurlement du coyote ou
la lumière qui rétrécit.
La sainteté appelle mes yeux fatigués
comme je retourne fixer les étoiles.
Elles semblent sans repos, mais peut-être qu'elles sont
simplement des taches d'encre et que je suis celui qui est sans repos.

Il y a quelque chose ici qui me rappelle.
Dans sa propre abondance je suis absent.
Aussi je criais aux esprits du désert,
dis moi tes secrets ou je te dirai mes chagrins.

Les esprits s'alignaient rapidement ensuite.
Les ailes flottantes. Les coeurs en mouvement.
J'ai entendu de nombreuses voix devenant une
et elle parlait au ciel sans feuille
comme une doctrine à la terre.

Nous ne détenons aucun secret.
Nous sommes simplement des fenêtres vers votre futur.
Ce qui est maintenant et ce qui est ensuite
c'est la question à laquelle nous répondons.
Mais tu poses la question.
Y a t-il un secret que nous détenions
ce n'est rien qui s'anime par les mots
ou nous parlerions ordinairement.

Je me tournais vers la voix,
quelle sagesse y a t-il là dedans?
Si les mots ne peuvent pas exprimer ta secrète sagesse,
alors je suis sourd et tu es muet et nous sommes aveugles.
Au moins puis je parler de mes chagrins.

A nouveau les ailes voletèrent
et les voix s'agitèrent espérant que le chagrin ne se répandrait pas
comme du sang sur le désert.

Mais il n'y avait plus de sons
excepté le coyote et la chouette.
Et ensuite une étrange conviction se répandit sur ma vue.
Je ressentis une présence comme si un ange énorme
ciselé dans la pierre était derrière moi.
Je ne pouvais pas me retourner par peur que sa perte ne répande mon chagrin.
Mais la présence qui enflait était trop puissante pour que je l'ignore
aussi je me retournais pour lui faire face,
et là se tenait un coyote trompeur
qui me regardais avec des yeux de verre peignant mon feu, reniflant ma peur,
et enlevant mon chagrin dans l'intimité.
Et je compris la nature des anges.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:51

CHAMBRE 21


Dream Wanderer


Intoxicated with children's thoughts
I wonder,
why are souls so deep and men so blind?
How can souls be eclipsed
by such tiny minds?
Do we love the damp passageways of Hell?
Where every drop of pale water
that falls from the cavern walls
is unwashed music etched in silence...

My favored dreams have disappeared
astride the backs of eagles.
With wings sweeping downward, lifting upward,
they are carried away like finespun, elegant seeds
on a crystalline wind.
Without them
I am divinely barren
like an empty vessel denied its purpose.
I can only stare into the silence
ever listening for heaven's murmur.
Knowing that behind the darkening mist
angels are building shelters for human innocence.
Shelters torn from something dark
and gravely wounded.
Havens resistant to all disease.

I thought I was endowed
with a promised beauty
that would free the neglected dreams of a demigod.
That would untie their feeble knots
and release them into light's caress.
But the glorious reins
that had once been mine,
tattered and stained with blood,
have slipped from my hands in disuse
as a web abandoned to a ghostly wind.
I can still reach them.
I can feel their shadow across my hands.
Their power, like an electric storm
wandering aimlessly without fuel,
soon to be exhausted.

This piece of paper
is torn from something dark
and gravely wounded.


It is the mirror I hold up to the blackened sky.
A devious sacrifice.
Leaping from star to star
my eyes weave a constellation.
My thoughts in search of the endless motherload.
My heart listening for the sound
of unstained children dreaming.

The dream wanderer looks back at me.
Calls my name in a whispered voice.
Beckons me with an outstretched wing.

"Fly! Your favored dreams await you!"

The voice boomed like thunder swearing.
My wings trembled with forbidden power
as they searched the wind's current
for signs of release.
Currents that would carry me
to the high branches of trees
suckling the sun in fields beyond my kingdom.

In a moment's interlude
I unfolded my wings and vaulted skyward,
into the blue vestibule.
Sheer speed.
Rivers beneath were brown veins
swollen on earth's legs,
or savage cuts that bled green.
The sun sliced holes in the clouds
with tender spears of crimson light.
The moon was rising in the eastern sky-
an oyster shell
pitted by time.
Lonely winds would rush by
searching for an outpost of stillness.
The earthen dungeon
peered up at me with contempt
like a nursemaid relieved of her duty.

I forgot the ground.
I canceled gravity.
Balanced against aboriginal hopes and fears
I became the shaman who dances
in the spirit waters of ancestors
plucking words and meanings from the cumbrous air.

I thought only of the dream wanderer...
the holy wind that rekindles
my exquisite longing for raw truth.

To seize it like medicine
in a sleepless fever hoping to be healed.
The halcyon spire!
The dusty places of purity.

These wings are torn
from something dark and gravely wounded.
They carry me to my favored dreams
and choke the inertia of indifference dead.
Their strength is perfectly matched
to my destination.
One more mile beyond these trees,
I would fall like a fumbled star
into the moat of a starving world.

My favored dreams will wander again.
In time they will soar to trees of a richer kingdom.
My wings will again follow their flight,
track their heartbeat
and build a quilt of a thousand dreams intermingled.
One more turn of the infinite circle.
The dream slate revivified.
Navigable-
even in the murky waters
and cloudy skies of the itinerant traveler.
The dream wanderer reveals
(with a flip of the hourglass of heaven),
as above
so below.
Create your world and let it go forward
entrusted to the one that is all.
The leavening will prevail.
It is the lesson I learned
with my wings outstretched beneath
the glaring sky.
It is the rawness I seek
untouched by another's polish.


Le Promeneur des Rêves

Intoxiqué par les pensées des enfants
je me demande,
pourquoi les âmes sont elles si profondes et les hommes si aveugles?
Comment les âmes peuvent elles être éclipsées
par des esprits si petits?
Est ce que nous aimons les passages barrés de l'Enfer?
Où chaque goutte d'eau pâle
qui tombe des murs de la caverne
est de la musique sale esquissée dans le silence...

Mes rêves préférés ont disparu
chevauchant le dos des aigles.
Avec des ailes qui balayent en bas, qui se lèvent vers le haut,
ils sont emportés comme des graines délicates, élégantes
sur un vent cristallin.
Sans eux
je suis divinement nu
comme un vaisseau vide refuse son but.
Je ne peux que fixer dans le silence
écoutant toujours le murmure du paradis.
Sachant que derrière la brume assombrissante
les anges construisent des abris pour l'innocence humaine.
Des abris arrachés à quelque chose de sombre
et gravement blessé.
Les cieux résistant à toute maladie.

Je croyais que j'étais enrichi
d'une beauté promise
qui libérerait les rêves négligés d'un demi dieu.
Qui unirait leurs faibles noeuds
et les libérerait dans la caresse de la lumière.
Mais les rennes glorieux
qui avaient étés les miens,
en lambeaux et tâchés de sang,
ont glissé de mes mains en mésusage
comme une toile d'araignée abandonnée à un vent fantomatique.
Je peux encore les atteindre.
Je peux ressentir leur ombre à travers mes mains.
Leur pouvoir, comme un orage électrique
qui se promène sans but sans carburant,
bientôt épuisé.

Ce morceau de papier
est retiré de quelque chose de sombre
et gravement blessé.

C'est le miroir que j'ai soulevé vers le ciel assombri.
Un sacrifice détourné.
Sautant d'étoile en étoile
mes yeux tissent une constellation.
Mes pensées à le recherche du fardeau maternel sans fin.
Mon coeur écoutant le son
des rêves d'enfants sans tâche.

Le voyageur des rêves se retourne pour me regarder.
Appelle mon nom d'une voix murmurée.
Me fait signe d'une aile étendue.

"Vole! tes rêves préférés t'attendent!"

La voix tomba comme un tonnerre qui jure.
Mes ailes tremblèrent d'une puissance interdite
comme elles cherchaient dans les courants du vent
des signes de libération.
Des courants qui m'emporteraient
vers les hautes branches des arbres
allaitant le soleil dans les champs au delà de mon royaume.

Dans l'interlude d'un instant
je déployais mes ailes et sautais vers le ciel,
dans le vestibule bleu.
Vitesse pure.
Les rivières en dessous étaient des veines brunes
enflées sur les jambes de la terre,
ou des coupures sauvages qui saignaient vert.
Le soleil découpait des trous dans les nuages
avec des tiges tendres de lumière cramoisie.
La lune se levait dans le ciel oriental -
une coquille d'huître
marquée par le temps.
Des vents solitaires se précipiteraient en
cherchant un poste avancé de tranquillité.
Le donjon terrestre
me lorgnait avec mépris
comme une nourrice dégagée de son devoir.

J'oubliais le sol.
J'annulais la gravitation.
Equilibré contre les espoirs aborigènes et les peurs
je devins le shaman qui danse
dans les eaux spirituelles des mots décapants
ancestraux et des significations de l'air embarrassant.

Je pensais seulement au promeneur de rêve...
Le vent sain qui renflamme
mon attente exquise de la vérité brute.
Pour la mesurer comme un médicament
dans une fièvre sans sommeil espérant être guérie.
La flèche pacifique!
Les endroits poussiéreux de pureté.
Ces ailes sont tirées
de quelque chose de sombre et gravement blessé.
Elles m'emmènent à mes rêves préférés
et étouffent l'inertie de l'indifférence morte.
Leur force est parfaitement adaptée
à ma destination.
Un mile de plus après ces arbres,
je tomberai comme une étoile filante
dans le fossé d'un monde affamé.

Mes rêves préférés se promèneront encore.
Avec le temps ils s'élèveront vers les arbres d'un plus riche royaume.
Mes ailes suivront encore leur vol,
pisteront leur battement de coeur
et construiront un piqué de mille rêves mélangés.
Un tour de plus du cercle infini.
L'ardoise de rêve revivifiée.
Navigable -
même dans les eaux sombres
et les cieux nuageux du voyageur itinérant.
Le promeneur des rêves se révèle
(avec la vivacité du sablier des cieux),
en haut comme en bas.
Crée ton monde et laisse le aller de l'avant
authentifié pour l'Un qui est tout.
L'abandon prévaudra.
C'est la leçon que j'ai apprise
avec mes ailes déployées en dessous
du ciel lumineux.
C'est la brutalité que je cherche
intacte du polissage d'un autre.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:52

Forgiver

Last night we talked for hours.
You cried in unstoppable sorrow,
while I felt a presence carve itself into me
source and savior of your dragging earth.
You feel so deeply, your mind barely visible
staring ahead to what the heart already knows.
I see the distance you must heal.
I know your pacing heart bounded by corners
that have been rounded and smoothed
like a polished stone from endless waves.
For all I know you are me in another body,
slots where spirits reach in to throw the light
interpreting dreams.
Prowling for crowns.

Are there ways to find your heart
I haven't found?
You, I will swallow without tasting first.
I don't care the color.
Nothing could warn me away.
Nothing could diminish my love.
And only if I utterly failed
in kinship would you banish me.

Last night, I know I was forgiven.
You gave me that gift unknowing.
I asked for forgiveness
and you said it was unneeded;
time shuffled everything anew and it was its own
forgiver.

But I know everything not there
was felt by you and transformed.
It was given a new life, though inconspicuous,
it wove us together to a simple, white stone
lying on the ground that marks a spot of sorrow.
Beneath, our union, hallowed of tiny bones
beseech us to forgive ourselves
and lean upon our shoulders
in memory of love, not loss.

Blame settles on no one;
mysterious, it moves in the calculus
of God's plan as though no one thought
to refigure the numbers three to two to one.
The shape stays below the stone.
We walk away,
knowing it will resettle
in our limbs
in our bones
in our hearts
in our minds
in our soul.

Pardonneur

La nuit dernière nous avons parlé pendant des heures.
Tu pleurais dans un chagrin insupportable,
Je sentis alors une présence se graver en moi
source et sauveur de votre terre traînante.
Tu ressens si profondément, ton esprit visible nu
fixant devant vers ce que le coeur connaît déjà.
Je vois la distance que tu dois guérir.
Je connais ton coeur battant limité par des coins
qui ont étés arrondis et adoucis
comme une pierre polie par les vagues sans fin.
Car tout ce que je sais c'est que tu es moi dans un autre corps,
des fentes ou les esprits pénètrent pour lancer la lumière
interprétant les rêves.
Rodant à la recherche de couronnes.

Y a t-il des chemins pour trouver ton coeur
je n'en ai pas trouvé?
Toi, j'avalerai sans goûter d'abord.
Peu importe la couleur.
Rien ne pourrait m'alarmer.
Rien ne pourrait diminuer mon amour.
Et seulement si je faisais complètement défaut
en affinité tu me bannirais.

La nuit dernière, je savais que j'étais pardonné.
Tu me donnais ce don sans savoir.
Je demandais le pardon
et tu disais qu'il n'y en avait pas besoin ;
le temps remet tout à neuf et il était son propre pardonneur.

Mais je sais que tout ce qui n'était pas là
était ressenti par toi et transformé.
On lui donnait une nouvelle vie, bien que pas évidente,
cela nous tissa ensemble en une simple, pierre blanche
déposée sur le sol qui marquait un point de chagrin.
En dessous, notre union, creusée de petits os
nous suppliait de nous pardonner nous même
et se penchait au dessus de nos épaules
en mémoire de l'amour, non de la perte.

Le blâme ne s'abat sur personne ;
mystérieux, il se déplace dans le calcul
du plan de Dieu comme si personne ne pensait
à reformer les nombres trois à deux à un.
La forme reste sous la pierre.
Nous nous éloignons,
sachant qu'il va s'apaiser à nouveau
dans nos membres
dans nos os
dans nos coeurs
dans nos esprits
dans notre âme.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:53

CHAMBRE 22


In the Kindness of Sleep


I visited you last night when you
were sleeping with a child's abandon.
Curled so casual in sheets
inlaid by your beauty.
I held my hand to your face
and touched as gently
as I know how
so you could linger with your dreams.
I heard soft murmurs that only angels make
when they listen to their home.
So I drew my hand away
uneasy that I might wake you
even as gentle as I was.

But you stayed with your dreams
and I watched as they found their way to you
in the kindness of sleep.
And I dreamed that I was an echo of your body
curled beside you like a fortune hunter
who finally found his gold.
I nearly wept at the sound of your breath,
but I stayed quiet as a winter lake, and bit my lip
to ensure I wouldn't be detected.

I didn't want to intrude
so I set my dream aside
and I gently pulled your hand from underneath
the covers to hold.
A hand whose entry into flesh
must have been the lure that brought me here.
And as I hold it
I remember why I came
to feel your pulse
and the beating of your heart in deep slumber.
And I remember why I came in the
kindness of sleep...
to hold your hand, touch your face
and listen to the soft breathing
of an angel,
curled so casual in sheets
inlaid by your beauty.

Dans la Bienveillance du Sommeil

Je t'ai rendu visite la nuit dernière quand tu
étais endormi avec l'abandon d'un enfant.
Enroulé si fortuit dans les draps
incrusté de ta beauté.
Je tendis la main vers ton visage
et le touchais aussi doucement
que je sais le faire
pour que tu puisses traîner avec tes rêves.
J'entendis de doux murmures que seuls les anges font
quand ils écoutent leur demeure.
Aussi je retirais ma main
mal à l'aise de risquer de te réveiller
bien que je fus très délicat.

Mais tu restais avec tes rêves
et je regardais alors qu'ils trouvaient leur chemin vers toi
dans la délicatesse du sommeil.
Et je rêvais que j'étais un écho de ton corps
enroulé à tes côtés comme un chasseur de chance
qui avait finalement trouvé son or.
Je pleurais presque au son de ta respiration,
mais je restais tranquille comme un lac en hiver, et me mordais la lèvre
pour m'assurer que je ne serai pas détecté.

Je ne voulais pas être un intrus
aussi je mettais mon rêve de côté
et je tirais doucement ta main d'en dessous
la couverture pour la tenir.
Une main dont l'entrée dans la chair
doit avoir été l'appât qui m'a amené ici.
Et pendant que je la tiens
je me souviens pourquoi je suis venu
pour sentir ton pouls
et le battement de ton coeur dans le profond endormissement.
Et je me souviens pourquoi je suis venu dans la
bienveillance du sommeil...
pour tenir ta main, toucher ton visage
et écouter la douce respiration
d'un ange,
enroulé si fortuit dans les draps
incrusté de ta beauté.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:55

Warm Presence

I once wore an amulet
that guarded against the forceps of humanity.
It kept at bay the phalanx of wolves
that circled me like phantoms of Gethsemane.
Phantoms that even now
replay their mantra like conch shells.
Coaxing me to step out and join the earthly tribe.
To bare my sorrow's spaciousness
like a cottonwood's seed to the wind.

Now I listen and watch for signals.
To emerge a recluse squinting in ambivalence
inscribed to tell what has been held by locks.
It is all devised in the sheath of cable
that connects us to Culture.
The single, black strand that portrays us to God.
The DNA that commands our image
and guides our natural selection of jeans.

Are there whispers of songs flickering
in dark, ominous thunder?
Is there truly a sun behind this wall of monotone clouds
that beats a billion hammers of light?
There are small, flat teeth that weep venom.
There is an inviolate clemency
in the eyes of executioners while their hands toil to kill.
But there is no explanation for
voyeur saints who grieve only with their eyes.
There is only one path to follow
when you connect your hand and eye
and release the phantoms.

This poem is a shadow of my heart
and my heart the shadow of my mind,
which is the shadow of my soul
the shadow of God.
God, a shadow of some unknown, unimaginable
cluster of intelligence where galaxies
are cellular in the universal body.
Are the shadows connected?
Can this vast, unknown cluster reach into this poem
and assemble words that couple at a holy junction?
It is the reason I write.
Though I cannot say this junction has ever
been found (at least by me).

It is more apparent that some unholy hand,
pale from darkness, reaches out and casts its sorrow.
Some lesser shadow or phantom
positions my hand in a lonely outpost
to claim some misplaced illuminance.

The phantom strains to listen for songs as they whisper.
It coordinates with searching eyes.
It peels skin away to touch the soft fruit.
It welds shadows as one.

I dreamed that I found a ransom note written in God's own hand.
Written so small I could barely read its message, which said:
"I have your soul, and unless you deliver--in small, unmarked
poems--the sum of your sorrows, you will never see it alive again."

And so I write while something unknown is curling
around me, irresistible to my hand, yet unseen.
More phantoms from Gethsemane who honor
sorrow like professional confessors lost in their despair.
I can reach sunflowers the size of
moonbeams, but I cannot reach the sum of my sorrows.
They elude me like ignescent stars that fall nightly
outside my window.

My soul must be nervous.
The ransom is too much to pay
even for a poet who explores the black strand of Culture.

Years ago I found an
impression--like snow angels--left in tall grass
by some animal, perhaps a deer or bear.
When I touched it I felt the warm presence of life,
not the cold radiation of crop circles.
This warm energy lingers only for a moment
but when it is touched it lasts forever.
And this is my fear: that the sum of my sorrows will last forever
when it is touched, and even though my soul is returned
unharmed, I will remember the cold radiation
and not the warm presence of life.

Now I weep when children sing
and burrow their warm presence into my heart.
Now I feel God adjourned by the
source of shadows.
Now I feel the pull of a bridle,
breaking me like a wild horse turned
suddenly submissive.

I cannot fight the phantoms
or control them or turn them away.
They prod at me as if a lava stream should
continue on into the cold night air
and never tire of movement.
Never cease its search for the perfect place to be a sculpture.
An anonymous feature of the gray landscape.

If ever I find the sum of my sorrows
I hope it is at the bridgetower where I can see both ways
before I cross over.
Where I can see forgeries like a crisp mirage
and throw off my bridle.

I will need to be wild when I face it.
I will need to look into its unnameable light and unravel
all the shadows interlocked like paper dolls
and cut from a multiverse of experience.
To let them surround me
and in one resounding chorus confer their epiphany so I
can hand over the ransom and reclaim my soul.

When all my sorrows are gathered round
in an unbroken ring I will stare them down.
Behind them waits a second ring,
larger still and far more powerful.
It is the ring of life's warm presence
when sorrows have passed underneath the shadows' source
and transform like the dull chrysalis
that bears iridescent angels.

Chaude Présence

Une fois je portais une amulette
qui protégeais contre le forceps de l'humanité.
Elle mettait aux abois des phalanges de loups
qui m'entouraient comme des fantômes de Gethsémani.
Des fantômes qui encore maintenant
rejouent leur mantra comme des coquilles de conques.
M'enjôlant pour me faire sauter et rejoindre la tribu terrestre.
Pour supporter la grandeur de mon chagrin
comme une graine de cotonnier dans le vent.

Maintenant j'attends et j'écoute les signaux.
Pour qu'émerge un reclus qui louche d'ambivalence
inscrite pour dire ce qui a été tenu par les serrures.
Tout se trame dans l'étui du câble
qui nous connecte à la Culture.
L'unique, rivage noir qui nous décrit à Dieu.
L'ADN qui commande notre image
et guide notre sélection naturelle du coutil.

Y a t-il des soupirs de chants qui volettent
dans le noir, sinistre tonnerre?
Y a t-il vraiment un soleil derrière ce mur de nuages monotones
qui bat un milliard de marteaux de lumière?
Il y a de petites, dents plates qui pleurent du venin.
Il y a une entière clémence
dans les yeux des bourreaux pendant que leurs mains s'échinent à tuer.
Mais il n'y a pas d'explication pour
les saints voyeurs qui ne s'affligent que par leurs yeux.
Il n'y a qu'un chemin à suivre
quand tu connectes ta main à tes yeux
et libère les fantômes.

Ce poème est une ombre de mon coeur
et mon coeur l'ombre de mon esprit,
qui est l'ombre de mon âme
l'ombre de Dieu.
Dieu, une ombre de quelque cloître inimaginable
inconnu, d'intelligence où les galaxies
sont les cellules du corps universel.
Est-ce que les ombres sont connectées?
Est-ce que ce vaste, cloître inconnu atteint ce poème
et assemble des mondes qui s'unissent dans une étreinte sainte?
C'est la raison pour laquelle j'écris.
Bien que je ne puisse dire si cette union a jamais
été trouvée(au moins par moi).

Il est plus apparent que quelque main non sainte,
pâle d'obscurité, sorte et jette son chagrin.
Quelque ombre moindre ou quelque fantôme
positionne ma main dans un poste avancé solitaire
pour demander quelque illumination mal placée.

Le fantôme tend à écouter les chants qu'il murmure.
Il se coordonne avec les yeux scrutateurs.
Il écorche la peau pour toucher le doux fruit.
Il soude les ombres ensemble.

J'ai rêvé que j'étais un note de rachat écrite de la propre main de Dieu.
Ecrite tellement petit que je pouvais à peine lire son message, qui disait:
"J'ai ton âme, et à moins que tu ne remette -- en petits poèmes
sans marque -- la somme de tes chagrins, tu ne la reverras pas vivante."

Et ainsi j'écris pendant que quelque chose d'inconnu s'enroule
autour de moi, irrésistible à ma main, et pourtant inaperçu.
D'autres fantômes de Getsémani qui honorent
le chagrin comme des confesseurs professionnels perdus dans leur désespoir.
Je peux atteindre des fleurs de soleil de la taille des
rayons de lune, mais je ne peux pas atteindre la somme de mes chagrins.
Ils m'éludent comme des étoiles enflammées qui tombent la nuit
au dehors de ma fenêtre.

Mon âme doit être nerveuse.
La rançon est trop importante à payer
même pour un poète qui explore le rivage noir de la Culture.

Il y a des années j'ai trouvé une
empreinte -- comme des anges de neige -- laissée dans de l'herbe haute
par quelque animal, peut-être un cerf ou un ours.
Quand je l'ai touchée j'ai ressenti la chaude présence de la vie,
pas la froide radiation des cercles de récoltes.
Cette énergie chaude ne s'attarde qu'un instant
mais quand on la touche elle dure toujours.
Et cela me fait peur: que la somme de mes chagrins dure toujours
lorsqu'ils sont touchés, et même si mon âme revient
intacte, je me rappellerais la radiance froide
et non pas la présence chaude de la vie.

Maintenant je pleure quand des enfants chantent
et creusent leur chaude présence dans mon coeur.
Maintenant je ressens que Dieu est ajourné par la source d'ombres.
Maintenant je ressens qu'une bride me tire,
me brisant comme un cheval sauvage rendu soudain docile.
Je ne peux pas combattre les fantômes
ni les contrôler ni les faire partir.
Ils m'aiguillonnent comme si un fleuve de lave devait
continuer à couler dans l'air de la nuit froide
et ne jamais se lasser du mouvement.
Ne jamais cesser sa recherche de l'endroit parfait pour être une sculpture.
Un trait anonyme du paysage gris.

Si jamais je ressens la somme de mes chagrins
j'espère qu'ils seront comme le pont de la tour ou je peux voir dans les deux directions avant de traverser.
Où je peux voir des contrefaçons comme un mirage frisé et rejeter ma bride.

Je vais avoir besoin d'être sauvage en le regardant.
Je vais avoir besoin de regarder dans son innommable lumière et de me débrouiller
toutes les ombres interloquées comme des poupées de papier
et coupées d'un multivers d'expérience.
Pour les laisser m'entourer
et en un choeur résonnant donner leur épiphanie pour
que je puisse tenir la rançon et demander mon âme.

Quand tous mes chagrins seront rassemblés alentour
en un anneau ininterrompu je les regarderai de haut.
Derrière eux attend un deuxième anneau,
encore plus grand et beaucoup plus puissant.
C'est l'anneau de la présence chaude de la vie
quand les chagrins sont passés sous la source d'ombre
et se transforment comme une stupide chrysalide
qui porte des anges irridescents.
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:56

CHAMBRE 23


Folded Things


So often I have bared my soul
and spread its wealth around me
relishing its golden hue.
So often there were poems, paintings, music
that flowed in one stream
that held messages that only I could hear.
But I would take them and
fold them into something I hoped others
would also hear.
So often the folded thing
would resonate in solitude
yet escape the touch of another.
So often I would look to you
and hope that you would see and hear
what I have seen and heard.
But the message would waver
and disappear like smoke ascending into air.
So often I have wondered
why there is no one to share these folded things;
as if only I could understand
their solitude.
As if only I could feel their heartbeat
beneath the emptiness in which they sleep.

If all of these are summed
and divided by love
you would know them as your own children.
You would see them as they are.
Yet they are mysteries viewed
as mere elements of time.
So often I have taken these folded things
and left them behind
for others to unfold and wear.
And when I look back
at their clothing they appear like stars
against the persistent blackness.
Like comets dancing to the forbidden music
of another world.
Calling so softly... when it is heard,
the folded things unfold their beauty
and nothing is forbidden again.


Les Choses Pliées

J'ai dénué si souvent mon âme
et étalé sa richesse autour de moi
goûtant son aura dorée.
Il y eut si souvent des poèmes de la peinture de la musique
qui coulaient en un fleuve
qui portaient des messages que j'étais seul à pouvoir entendre.
Mais je les prenais et
les pliais en quelque chose que j'espérais que les autres
entendraient aussi.
Si souvent la chose pliée
résonnait en solitude
et cependant échappait au toucher d'un autre.
Si souvent je regardais vers toi
et espérais que tu verrais et entendrais
ce que j'avais vu et entendu.
Mais le message se tordait
et disparaissait comme de la fumée montant dans l'air.
Si souvent je me suis demandé
pourquoi il n'y avait personne pour partager ces choses pliées ;
comme si je pouvais seulement comprendre
leur solitude.
Comme si je pouvais seul ressentir leur battement de coeur
au dessous de la vacuité dans laquelle ils dorment.
S'ils étaient tous ajoutés
et divisés par l'amour
vous les connaîtriez comme vos propres enfants.
Vous les verriez comme ils sont.
Cependant ce sont des mystères vus
comme de simples éléments du temps.
J'ai si souvent pris ces choses pliées
et les ai laissées derrière
pour que les autres les déplient et les revêtent.
Et lorsque je me retourne
et regarde leurs habits ils apparaissent comme des étoiles
contre la noirceur persistante.
Comme des comètes qui dansent sur de la musique interdite
d'un autre monde.
Demandant si doucement... lorsqu'on l'écoute,
aux choses pliées de déployer leur beauté
et rien n'est interdit à nouveau.
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rené sens



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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 0:57

Spiral

Inside there is something gnawing
with silken jaws and wax teeth.
It holds me still in pureness
like a circle whose middle is my cage.

While you went away from me
I was ever tightening my circle.
A spiral cut in glass.
A flower's bloom dropping petals.
A winnowed ball of yarn
spilling color.

I see the inside of your thigh
brilliant in its smoothness,
and I spiral ever closer to your edge.
Paper cut touching I burn
bleeding without pain.
How could I spill so easily
without knowing why?

When I hear your voice
there is no quenching this ache
to hold you.
Like one who draws near and then forgets
the story they came to tell,
I circle you waiting for thread's tautness
to draw us ever closer
though I know not how.

The final luxury is the kiss
of your boundless heart.
The final beauty so pure
all else limps behind blissfully in your wake.
Drawing from your shadows
the light of saplings
lurking on the forest floor.

If I could unbutton you,
take your dress down
I would see a map of my universe.
A phantom limb, grown from
my body like wings sprouting from a chrysalis
reaches for you.
It is the hand of clarity
desperate for your skin
so powerfully bidden
as though a shimmering block of light
cut from black velvet,
stood before me.
And all I could do was to reach out
and touch it,
not knowing why,
but utterly unafraid.

Spirale

A l'intérieur il y a quelque chose qui ronge
avec des mâchoires de soie et des dents de cire.
Elle me tient dans la pureté
comme un cercle dont le milieu est ma cage.

Pendant que tu t'éloignais de moi
je tenais toujours mon cercle.
Une spirale coupée dans du verre.
L'épanouissement d'une fleur dont tombent des pétales.
Une pelote de laine cardée
étalant sa couleur.

Je vois l'intérieur de ta cuisse
brillante dans sa douceur,
et je m'approche toujours plus près de ton bord.
Touchant du papier coupé je brûle
je saigne sans douleur.
Comment puis-je me répandre si facilement
sans savoir pourquoi?

Quand j'entends ta voix
il n'y aucun apaisement de cette douleur
pour te tenir.
Comme quelqu'un qui se rapproche et ensuite oublie
l'histoire qu'il est venue raconter,
je t'entoure attendant la tension de la corde
qui nous rapproche toujours plus près
bien que je ne sache pas comment.

La luxure finale est le baiser
de ton coeur illimité.
La beauté finale si pure
que tout le reste claudique derrière béatifié dans ton éveil.
Tirant de tes ombres
la lumière des plançons
épiant le sol de la forêt.

Si je pouvais te déboutonner,
faire tomber ton vêtement
je verrais une carte de mon univers.
Le membre d'un fantôme, poussé de
mon corps comme des ailes jaillissant d'une chrysalide
vont vers toi.
C'est la main de la clarté
avide de ta peau
si puissamment commandée
comme si un bloc de lumière luisant
coupé dans du velours noir,
se tenait devant moi.
Et tout ce que je pourrais faire serait de sortir et le toucher,
sans savoir pourquoi,
mais entièrement non effrayé.
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Cristobal
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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 11:59

--- Fantastique (et difficile) Poésie WingMakers, disponible grâce à Papou !!! (fichiers pdf et ePub) ---

Soudain, les anges s'immobilisèrent
comme un pendule figé,
et ils envoyèrent leur compassion
dans la fumée qui s'élevait
des âmes délimitant l'origine de la guerre.
Ils tournèrent vers moi leurs yeux
de bibliothécaires divins,
Et tous les morceaux tombés s'élevèrent à
l'unisson,
assemblés comme un souffle
de flammes dans une divine fournaise.


Je ne savais pas qu'il existait une chambre de poésie, ou du moins j'avais oublié, la poésie anglaise WingMakers étant bien trop difficile pour moi (....à l'époque).

Et voilà que René exhume ces textes d'un recoin du site WingMakers, grâce à la traduction brillante de "Papou" qui la rend accessible aux francophones.

Je me suis empressé de compiler, d'éditer, et de rétablir aussi l'ordre original des poèmes, afin de produire des livres numériques lisibles sur tablettes. Je mettrai à jour cette version française de la poésie WingMakers, lorsque Papou aura achevé sa traduction.

La Poésie des WingMakers : les livrels

-- pdf A5 :

http://www.megaupload.com/?d=NPEXHO6G

ou sur scribd.com :

http://www.scribd.com/doc/72042189/La-Poesie-des-WingMakers

-- ePub :

http://www.megaupload.com/?d=56TA5HK0

The Poetry of WingMakers : Voici la page originale et originelle de poésie sur le site WingMakers.com. J'ai réalisé là aussi les livrels pdf et ePub en anglais. Je réunirai toutes ces données dans un post ultérieur.

http://www.wingmakers.com/poetry.html

Nunti-Sunya,
Et,
Merci beaucoup Papou et René.

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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 13:59

--- The Poetry of WingMakers (pdf & ePub) ---

La version originale anglaise donc :

-- pdf :

http://www.megaupload.com/?d=Y4NYO8NO

- ePub :

http://www.megaupload.com/?d=3BTKNRGY

Nunti-Sunya,
Et,
Bonjour chez vous.

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MessageSujet: Re: La Poésie des Wingmakers   Mar 8 Nov - 22:46

Encore merci à "PAPOU" pour ces traductions.

Mais je voudrais revenir à un fait possible maintenant :
vous pouvez, si vous le voulez, utiliser la technique d'acquisition Âme Émotions décrite dans ' frenchphil4 - LES CROYANCES ET LEURS SYSTÈMES ÉNERGÉTIQUES
Philosophie des WingMakers – Chambre 4'


Technique d’acquisition Âme-Émotion

L’âme reçoit des réponses émotionnelles de la part de l’instrument humain. Les émotions sont par définition, des réponses à des événements temporels, des énergies, des mémoires ou des espérances. L’esprit et le corps conditionnent d’une manière prédominante les réponses émotionnelles tandis que l’âme observe et acquiert leurs essences constructives de liaisons, d’appréciation et de compréhension spéciale.
Le corps et l’esprit acquièrent également un apprentissage de ces réponses émotionnelles, mais contrairement à l’âme, ils sont incapables de passer au crible le constructif et le destructif, ainsi, ils sont plus affectés par les réponses émotionnelles de la colère, de la cupidité et de la peur. Ces émotions ancrent l’esprit dans le système énergétique de survie aussi solidement que n’importe quoi d’autres dans le monde de la création.
L’Essence-Esprit de l’instrument humain qui le guide vers l’intégralité avec l’intelligence de la Source, et finalement avec la Source, est personnifiée émotionnellement sous la forme d’une voix. Cette voix peut être entendue dans l’abstraction de la poésie, qui elle, est conçue avec un rythme spécifique et une vibration significative.
La technique d’acquisition Âme-Émotion implique la distinction de la voix émotionnelle d’un poème, et l’intention de cette voix est de résonner à l’intérieur de l’âme et de relâcher cette émotion qui surgit de cette résonance, la laissant errer et s’éloigner de vous comme un animal sauvage relâché dans son habitat naturel.
Il existe dix poèmes parmi l’ancien site Arrow des WingMakers qui sont conçus pour l’application de cette technique. Il s’agit de :

Cercle
Pour toujours
Un jour
Écoute
Après
De cet endroit
Présence chaleureuse
Un autre esprit ouvert
Choses lumineuses
Comme le chant des baleines

Chaque poème touche une corde émotionnelle d’une subtile discorde.Ce sont les discordances qui agitent les réponses émotionnelles, les rendant accessibles aux énergies supérieures de l’instrument humain. Ces discordances ne concernent pas la colère, la cupidité ou la peur, mais plutôt les sentiments plus subtils de séparation, d’abandon et de négligence spirituel.
L’acquisition Âme-Émotion rend hommage à ces sentiments, et cherche à situer la longe de discordance entre les mains de l’âme, s’assurant ainsi que les émotions seront entendues et qu’elles influenceront le façonnage du jugement de l’âme, sa compréhension et son raisonnement. Ce sont les silencieuses émotions de la séparation et de l’abandon qui alimentent les stridentes émotions de peur, de cupidité et de colère. La poésie peut mettre au monde ces silencieuses émotions et libérer leur présence à l’âme, et ainsi, leur permet d’être honorées, et de cette manière, être comprise.
Cette compréhension aide à réduire la colère et la peur de l’esprit et du corps, lesquels rendent l’instrument humain négligent vis-à-vis de l’Intelligence de la Source et face à la réalisation de la conscience du Navigateur d’Intégration. Ainsi, la technique d’acquisition Âme-Émotion permet de retracer la voix dans les dix poèmes, vous menant jusqu’aux subtiles émotions d’abandon et de séparation, permettant à ces émotions de s’élever à l’intérieur de vous comme si elles étaient en démonstration devant votre âme. Ces émotions sont comme des cordes tirant les émotions stridentes dans votre vie, lesquelles vous ancrent dans le système énergétique de survie. Vous pouvez éliminer ou diminuer les émotions stridentes d’autant que vous pouvez éliminer ou diminuer les « cordes » de ces émotions silencieuses.


Bonne soirée

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