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La question de l'Âme, dans toutes ses déclinaisons.
 
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 La Bhagavad-Gîtâ

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Cristobal
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MessageSujet: La Bhagavad-Gîtâ   Ven 7 Mar - 10:15

"... rendre possible une montée vaste et totale de l'âme hors de l'ego inférieur jusqu'à la perfection inexprimable de la nature spirituelle suprême..."

Voilà ce que l'on pourrait inscrire au frontispice de la Bhagavad-Gîtâ. Voilà ce que l'on pourrait lire en franchissant le portail d'entrée dans ce texte de grande puissance.

Pour celui qui aspire à s'éveiller à sa nature de lumière, il y a là, tout au long du chemin, d'innombrables catalyseurs et déclencheurs.

Du moins, si l'on s'attache à LA version de référence de ce texte : celle de Shrî Aurobindo.

Ne trouvant plus mon ancienne édition, perdue dans le recoin de quelques cartons de déménagement non encore ouvert, j'ai donc reçu la dernière édition en date, toujours en poche, chez Albin Michel, de cette "Bhagavad-Gîtâ", présentée, commentée et traduite par Aurobindo. (cette dernière édition est de belle facture : texte aéré, agréable à lire, plus facile à suivre que l'ancienne, avec, peut-être, quelques retouches dans le texte même. Ceci dit, il s'agit sans doute plutôt du regard neuf et plus "éclairé" que j'y porte aujourd'hui.)

J'en donnerai, dans ce topic, des extraits au fil de ma (re)lecture.

Ce livre a ceci de particulier qu'il permet d'expérimenter, directement, à chaque phrase, à chaque ligne quasiment, différents états de conscience.

Il oblige le lecteur à rester concentré et attentif. Il lui faut aussi, si affinités Very Happy , visualiser, ou plutôt "actualiser", saisir avec "l'organe de l'intuition" la description précise et détaillée de ce que j'appellerai l'anatomie spirituelle qui nous compose tous.

On y retrouve, par le menu, un traité toujours vivant, et extrêmement inspirant, de ce que nous pouvons tous vivre, à certains moments d'ouverture et de grâce (.... mais aussi de façon plus permanente pour d'autres être humains, plus avancés sur le chemin de l'intégration.....) : la dilatation/disparition de l'ego s'ouvrant au souffle doux, lumineux, équanime et puissant de l'âme.

Comme je le disais dans un post précédent, expérimenter cette sorte de vision d'en haut et de l'intérieur, au cours de laquelle on observe de façon consciente les trois couches de notre corps ancré en 3D (enveloppe matérielle, celle des émotions, et celle du mental), tout en découvrant le champ/chant illimité, infini, vibrant, lumineux et conscient de l'âme au coeur de notre être, c'est en fait le propos même de la Bhagavad-Gîtâ.

Il s'agit ici de donner un éclairage sur cette possibilité que nous avons d'intégrer l'âme au corps, de réunir de façon effective ces deux composantes.

Et là où cette possibilité d'infusion et d'effusion de l'âme au coeur de la 3D n'était jusqu'à présent réservée qu'à une toute petite et microscopique élite de pratiquants, nous allons vivre, dans le cours de ce XXI° siècle, une généralisation de ce processus.

En vérité (en vérité...., mes biens chères soeurs, mes biens chers frères.... Very Happy Very Happy Very Happy ), nous allons apprendre à tresser et à nouer les fils de lumière de notre âme. Nous allons apprendre à les entrelacer avec les fils en 3D qui font le tissu et les trames diversement colorées de nos enveloppes corporelle, émotionnelle et mentale.

Et on rejoint là ce qui n'est pour l'instant que discrètement effleuré par les WingMakers (et d'autres) : la naissance d'une science de l'âme qui décrira la dynamique, la genèse et les lois, qui régissent la structure de notre corps de lumière, la nature de notre corps en 3D étant appelée à se transfigurer en mariant corps et âme toujours plus ouvertement et visiblement.

Voilà pour ce texte d'ouverture.

Bien que l'envie soit forte, je me résouds à attendre un prochain post pour donner de larges extraits, emporté que je suis par la marche (implacable ?) du temps.

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Cristobal
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MessageSujet: Re: La Bhagavad-Gîtâ   Ven 14 Mar - 10:22

--- Co-créer le Monde ---

Pour Aurobindo et la Bhagavad-Gîtâ, qu'il traduit, interprète et commente, "devenir divin", en s'élevant et en harmonisant les trois "gunas" (les trois enveloppes physique, émotionnelle et mentale), en devenant le maître intérieur, Ishvara, Purusha, ou mieux encore Purushottama (je mélange ici des termes spécifiques à la Bhagavad-Gîtâ, et des expressions plus "modernes" qui nous sont familières. Les termes de la Bhagavad-Gîtâ trouveront leurs définitions lorsque je reprendrai le fil du texte....), devenir ce soleil intérieur, cet esprit-âme qui est fragment et image du Divin ou Source Première, qui tout englobe et qui crée et soutient les mondes de son action incessante, pour Aurobindo donc, "devenir divin", c'est devenir capable d'avoir charge d'âmes, ou du moins, être en mesure de "tenir ensemble les peuples".

Ainsi et toujours, comme nous sommes, chacun de nous, installés en un point donné de cette très vaste trajectoire que nous habitons tous, arpenter les dimensions, nettoyer et soi-même et l'environnement, "devenir divin", c'est ensuite accéder à la possibilité "d'oeuvrer pour les peuples", agir pour maintenir les peuples ensemble, agir pour déblayer et co-créer, littéralement et énergétiquement, un autre monde, un monde "meilleur".

Nous sommes dès lors appelés à devenir des "co-créateurs de mondes".

Mais, pour faire la part de mon interprétation et de celle, originelle et authentique, de Aurobindo et des enseignements véhiculés par la Gîtâ, mieux vaut revenir au texte lui-même, que voici : Very Happy

------------------------------------------------------------

(III).21. Quoi que fasse le meilleur d'entre les hommes, les hommes d'un niveau inférieur le mettent en pratique; le modèle qu'il crée, l'humanité le suit.

La loi donnée ici par la Gîtâ est la loi du maître-homme, du sur-homme, de l'être humain devenu divin, du meilleur, non point au sens d'aucune "surhumanité" nietzschéenne -- mal proportionnée et mal équilibrée -- olympienne, apollinienne ou dionysiaque, angélique ou démoniaque, mais au sens d'un homme dont toute la personnalité a été donnée en offrande à l'être, la nature et la conscience de l'unique Divinité transcendante et universelle, et qui, en perdant son petit moi, a trouvé son plus grand Moi, est devenu divin.

S'élever hors de l'imparfaite Prakriti inférieure (les trois gunas...., c'est moi qui souligne ici...), traigunyamayî Mâyâ, jusqu'à l'unité avec l'être divin, la conscience et la nature divines, madbhâvam âgatâh, tel est l'objet du Yoga. Mais quand cet objet est réalisé, quand l'homme est dans la condition brahmique, n'a plus de lui-même ni du monde la fausse vision égoïste, mais voit tous les êtres dans le Moi, en Dieu, et le moi en tous les êtres, Dieu en tous les êtres, quelle doit être l'action -- puisqu'il y a encore action -- résultant de cette vision, et quel doit être le mobile cosmique ou individuel de toutes les oeuvres ? C'est la question d'Arjuna (II, 54), mais la réponse n'est pas donnée du point de vue où se plaçait Arjuna.

Le mobile ne peut être le désir personnel sur le plan intellectuel, moral, émotif, car cela a été abandonne -- le mobile moral lui-même a été abandonné, puisque l'homme libéré a dépassé la distinction inférieure du péché et de la vertu, et vit dans une gloire de pureté par-delà le bien et le mal. Ce ne peut être non plus l'appel spirituel vers son parfait développement par le moyen des oeuvres désintéressées, car cet appel a reçu sa réponse, ce développement est parfait, achevé.

Le mobile d'action peut être simplement de maintenir ensemble les peuples, chikîrshur lokasangraham. Tous ces peuples en marche vers un idéal divin éloigné, il faut en maintenir la cohésion, les empêcher de tomber dans l'égarement, la confusion, l'entière discorde de l'entendement ( Very Happy ) qui les conduirait à la dissolution et à la destruction, sort vers lequel le monde avançant dans la nuit ou le sombre crépuscule de l'ignorance glisserait trop facilement s'il n'était conduit, gardé dans les grandes lignes de sa discipline par l'illumination, par la force, par la règle et par l'exemple, par le modèle visible et l'invisible influence de ses meilleurs membres.

Mais l'homme devenu divin est le "meilleur" en un sens peu ordinaire du terme, et son influence, son exemple doivent avoir une puissance à laquelle ne sauraient atteindre l'influence et l'exemple de nul homme simplement supérieur. Afin d'indiquer plus parfaitement sa pensée, l'Instructeur divin, l'Avatar (ici Krishna...., c'est moi qui souligne....), donne à Arjuna son propre exemple, son propre modèle.

22. Ô fils de Prithâ, il n'est nulle oeuvre que Je doive faire dans aucun des trois mondes, il n'est rien que Je n'aie gagné et que J'aie encore à gagner, et en vérité Je demeure dans les voies de l'action.

Le fait que Dieu donne son propre exemple à l'homme libéré a une signification profonde; car cela révèle la base même de la philosophie des oeuvres divines d'après la Gîtâ. L'homme libéré est celui qui s'est élevé jusqu'en la nature divine, et ses actions doivent être faites selon cette nature divine. Ni le dynamisme de l'homme cinétique, ni la lumière sans action de l'ascète ou du quiétiste, ni la personnalité véhémente de l'homme d'action, ni l'impersonnalité indifférente du sage philosophe, n'est l'idéal divin complet.

Il y a les deux types opposés : l'homme de ce monde et l'ascète ou le philosophe quiétiste, -- l'un plongé dans l'action du kshara, l'autre s'efforçant de demeurer entièrement dans la paix de l'akshara; mais l'idéal divin complet procède de la nature du Purushottama, lequel, passant au-delà du conflit, concilie toutes les possibilités divines.

-----------------------------------------------------------

Texte époustouflant, d'une très impressionnante profondeur, et qui reflète, dans chacun de ses fragments, dans chacune des étapes de l'interprétation de chacun des versets de la Gîtâ, la totalité de la Bhagavad-Gîtâ elle-même.

Avec l'amplification donnée par Aurobindo, on a le sentiment de contempler une image holographique, dont chaque parcelle de texte contient en elle-même l'entièreté de l'oeuvre et de la vision d'Aurobindo et de la Gîtâ.

Ainsi, ici, il suffirait d'assimiler corps et âme cet extrait, pour s'en trouver dynamisé, vivifié et nourri, pour des éons et des éons.

Réaliser cela, c'est,
De fait et déjà,
Accéder à la vie divine.

Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

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MessageSujet: Re: La Bhagavad-Gîtâ   Dim 16 Mar - 5:25

Merci Cristobal, en plus des textes que tu nous offres, il y a dans ton phrasé et tes smilies un sourire, une joie jocolor
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ventilo

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MessageSujet: Re: La Bhagavad-Gîtâ   Dim 16 Mar - 7:03

Bonjour,

Je tiens ici à mettre en garde contre les dangers, les illusions créées par la lecture.

Aussi beau et profond puissent être les textes, ils ne sont que le reflet imagé de la réalisation. Ils glorifient et enluminent le réel, mais ne permettent pas, malheureusement ,d'y accèder de tout son être.

Pour cela, il faut agir. Et cette action sera une épreuve inversement proportionnelle à la distance entre le réel et l'illusion du réel.

Nous avons donc l'occasion, à travers ces textes, de percevoir le haut degré de réalisation de celui ou ceux qui les a écrit.

Une sorte de réalisation par procuration.
Éphémère et illusoire.

A bientôt Very Happy
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Cristobal
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MessageSujet: Re: La Bhagavad-Gîtâ   Dim 16 Mar - 10:33

--- Du Verbe ---

Certes, Ventilo nous dit :

"Aussi beau et profond puissent être les textes, ils ne sont que le reflet imagé de la réalisation. Ils glorifient et enluminent le réel, mais ne permettent pas, malheureusement ,d'y accèder de tout son être."

Et c'est sa préférence pour d'autres approches, par son accès direct au Prana, qui l'incite à mettre en parenthèse et de côté les énoncés écrits, utiles selon lui par leur valeur de témoignage, mais insuffisants pour soulever la chape d'ignorance qui nous enveloppe plus ou moins fortement et étroitement.

C'est son spectre de fréquence, son champ de perception, les modalités agissantes de son domaine d'action qui l'amènent à poser ce diagnostic et à énoncer cette mise en garde.

Cependant Very Happy , il n'est pas vrai de considérer le Verbe comme simplement "illustratif", et de lui dénier toute qualité effective de transformation et de pouvoir catalytique.

J'en veux pour preuve l'incidence énergétique directe des textes encodés que sont pour moi :

-- les textes Pléiadiens de Barbara Marciniak : véritable choc pour moi, renouvelé, qui a éveillé de nombreuses facettes et activé d'anciennes et antiques mémoires.

-- on n'oubliera pas, bien sûr, Anton Parks : autre choc majeur.

-- Aurobindo, depuis toujours : je m'en explique régulièrement ici et de façon récurrente.

-- Krishnamurti, il y a longtemps de cela : comme le rappelait Shakti, les textes induisent un état de méditation que j'assimilerai à Vipassana. Le lecteur attentif devient "pure attention", "pure présence". Le lecteur est emmené par le texte et il ne pratique plus "la méditation", il est "méditation", "présence à l'instant".

-- les données Wingmakers, bien sûr : et ici, on s'attachera non seulement au texte, mais aussi à la peinture et aux sons. C'est d'ailleurs le son, la musique Lyricus entendue sur le net qui a été le critère de validité pour moi. C'étaient des sons étranges, bizarres et tellement familiers aussi.

En écoutant quelques notes de musique "Lyricus", j'ai ressenti comme une vibration au niveau du coeur (chakra du coeur ?), quelque chose de poignant, d'émouvant (mise en mouvement d'émotions). C'était un appel, un rappel, comme une tonalité qui était pour moi la (re)découverte de ma véritable maison.

Et c'est cette musique, d'abord et avant tout, qui fut la clé, la porte d'entrée dans les données WingMakers.

-- je citerai aussi les "Sermons de Maître Eckhart", dans la tradution de Jeanne Ancelet Hustache.

Mais je me répète, je me répète.

Au final, toutes les données énergétiques peuvent être utiles pour harmoniser, dynamiser, équilibrer, mettre en alignement les trois gunas (corps, émotions, mental).

Une fois les trois gunas harmonisés (et il suffit parfois de quelques secondes....), l'Ishvara, le Purusha, le Maître Intérieur, le Soleil Intérieur, le fragment étincelant et rayonnant de la Source Première, peut plus facilement se déployer, au point que le corps physique dégage une chaleur physiquement perceptible (effets secondaires bien connus des Yogas et méditations divers et variés....).

On pourrait d'ailleurs passer en revue les aspects de l'anatomie (physique et spirituelle) énergétique qui sont utilisés pour induire ces états modifiés de conscience. Aurobindo et la Gîtâ décrivent très précisément ces composantes quelque part. J'y reviendrai lorsque le moment sera venu.

Par exemple, ces derniers jours, me replongeant dans la Bhagavad-Gîtâ, j'actualise les mots tout en écoutant Messiaen (.... très grand génie, que l'on appelle souvent le Beethoven du XX° siècle. Il écoutait le chant des oiseaux et transcrivait tout, en se promenant en forêt, comme Saint François d'Assise à qui il a consacré un opéra. Mystique et croyant, il combinait les sons et les couleurs, puisque chaque son était pour lui couleur. Un accord au piano était décrit aussi par lui comme violet avec des teintes argentées, souligné d'orange et de mauve, etc, etc......), et plus précisément un extrait, un mouvement du "Quatuor pour la Fin du Temps", intitulé : "Louange à l'Eternité de Jésus".

Et bien, la musique ici est un catalyseur puissant qui permet de rendre le texte encore plus vivant, et tout cela facilement.

En fait, nous disposons d'une quantité considérable de moyens habiles pour rééquilibrer et dynamiser nos différentes enveloppes.

Et bien souvent, il n'est nul besoin de pratiques laborieuses, ou d'exercices ascétiques et méditatifs.

Une note de musique fait parfois l'affaire.

Bonjour chez vous,
Et........,
Restez à l'écoute.

Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

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Cristobal
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MessageSujet: Re: La Bhagavad-Gîtâ   Mer 19 Mar - 13:15

--- Giboulées ---

Pluie et soleil mêlés, nappes de brouillard enveloppant le disque éclatant, course des nuages, tourbillons et calmes plats, danse des cinq sens, du corps et des émotions, zébrures du mental, sarabande des trois gunas (physique, émotion et mental).....

Dans ces conditions, est-il possible vraiment de mener une vie spirituelle, dès lors que nous sommes ainsi jetés dans le champ de bataille de l'incarnation.

Comment faire pour élever son regard et continuer, librement, d'agir dans ce champ de bataille ?

C'est le propos même de la Bhagavad-Gîtâ, qui guide Arjuna vers la découverte qu'il est peut-être possible d'accéder à un renoncement intérieur, sans pour autant cesser de brandir les armes du discernement et le glaive de la connaissance.

Petit extrait, pour le plaisir, et pour aussi "retourner à nos moutons".

---------------------------------------------------------

Le Bienheureux Seigneur dit :

(II).55. Quand un homme, ô Pârtha, chasse de son esprit tous désirs, et qu'il est satisfait dans le Moi par le Moi, on le dit alors stable en son intelligence.


Le signe du samâdhi est l'expulsion de tous les désirs, leur incapacité d'atteindre le mental; c'est de l'état intérieur que naissent cette liberté, le délice de l'âme rassemblée en elle-même, avec un mental calme, égal et serein, au-dessus des attractions et des répulsions, des alternances de soleil et d'orage et de la tension de la vie extérieure. L'homme est retiré vers l'intérieur même quand il agit extérieurement; il est concentré dans le Moi, même quand son regard se tourne vers les objets; il est dirigé entièrement vers le Divin, même lorsqu'aux yeux d'autrui il s'occupe et se préoccupe des affaires du monde.

------------------------------------------------------------

Un peu de lumière dans un monde de brutes,
Avant de constater, un (beau ?) jour,
Que le monde de brutes est lumière.

Bonjour chez vous.

Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

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MessageSujet: Re: La Bhagavad-Gîtâ   Mer 19 Mar - 16:30

Bonjour,

Oui, c'est tout à fait ça!!

Sauf, qu'il semble que l'ordre des faits ait changé.

Aujourd'hui nous avons la possibilité d'obtenir la "stabilité de son intelligence" par la pratique de techniques répertoriées et connues puis, vient ensuite, l'expulsion naturelle de tous les désirs. Il n'ont plus de consistance et paraissent éloignés, sans saveurs.

l'action, puis la réflexion. La réflexion, puis l'action.

les deux faces d'une même médaille.

Expirer et inspirer.....vivre et mourir.

A Bientôt Very Happy
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Cristobal
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MessageSujet: Re: La Bhagavad-Gîtâ   Lun 24 Mar - 21:56

--- La Vie Divine, ou l'Essence de la Conscience, son Devenir ---

Petite parenthèse dans le déroulé de ce topic dédié à la Bhagavad Gîtâ, à moins que ce ne soit en fait un point d'arrêt, tant il est vrai que l'essence même de la Bhagavad-Gîtâ est fondamentalement un "Guru Yoga", un enseignement pour unir l'être disparate et dispersé que nous sommes avec son Soleil Central, Purusha ou Purushottama.

Ceci dit, même s'il est vrai que la version française de cette Bhagavad Gîtâ, traduite et commentée, magnifiée et vivifiée par Aurobindo, ne contient en elle-même que des extraits, des fragments essentiels de l'oeuvre originale anglaise, monumentale, des "Essays on the Gîtâ", il se peut tout de même que j'y revienne, régulièrement, tel le papillon attiré par la flamme.

En effet, autant le texte français est pour nous directement lisible, mais aussi difficile en raison justement du caractère fragmenté et haché des extraits compilés, autant la version complète en anglais est fluide, musicale, poétique, ondoyante.

Je commence à goûter et à mesurer toute la saveur et l'amplitude du texte anglais, et il se pourrait bien que ces flots de lumière, qui tombent en cataractes vibrantes, déclenchent par moments en moi des envolées lyriques, réverbérations de ce déferlement continu de vagues immenses, de celles que génère l'océan immense de la Conscience-Existence-Félicité de l'auteur, se confondant avec l'essence de la Bhagavad Gîtâ.

Mais pour l'heure, voici un extrait du dernier chapitre de "La Vie Divine".

----------------------------------------------------------------------------------

La conscience et la vie doivent être la clef de ce qui est ainsi en voie d'accomplissement dans le Temps; car sans elles, la matière et le monde de la matière seraient un phénomène dépourvu de sens, quelque chose qui est arrivé juste par hasard ou par une nécessité inconsciente. Mais la conscience telle qu'elle est, la vie telle qu'elle est ne peuvent pas être le secret total; car toutes deux sont très clairement quelque chose d'inachevé, elles sont encore en voie de développement. En nous la conscience est le mental, et notre mental est ignorant et imparfait; c'est un pouvoir intermédiaire qui grandit et qui continue de grandir vers quelque chose au-delà de lui-même. Il y a eu des niveaux inférieurs de conscience qui sont apparus avant lui et d'où il s'est élevé; et il doit y avoir évidemment des niveaux supérieurs vers lesquels il s'élève à son tour. Avant notre mental, qui pense, raisonne et réfléchit, il y avait une conscience qui ne pensait pas, mais qui vivait et sentait; et avant elle, il y avait le subconscient et l'inconscient. Après nous, ou dans notre moi qui n'est pas encore apparu dans l'évolution, il doit y avoir probablement une plus grande conscience qui attend, lumineuse en soi et qui ne dépend pas de la pensée constructrice; notre mental pensant, imparfait et ignorant, n'est certainement pas le dernier mot de la conscience, son ultime possibilité. Car l'essence de la conscience est le pouvoir de se percevoir soi-même et de percevoir ses objets, et, dans sa vraie nature, ce pouvoir doit être direct, complet et s'accomplir spontanément. Si son action est en nous indirecte, incomplète, imparfaite, si elle dépend d'instruments qu'elle a construits, c'est parce que, ici-bas, la conscience émerge d'une inconscience originelle qui la voile, et qu'elle est encore enveloppée et alourdie par la nescience primordiale propre à l'inconscient; mais elle doit avoir le pouvoir d'émerger complètement. Sa destinée doit être d'évoluer jusqu'à sa propre perfection, qui est sa vraie nature. Sa vraie nature est d'être pleinement consciente de ses objets, et de ses objets le premier est le moi, l'être qui à travers l'évolution développe sa conscience ici-bas, et le reste est ce que nous percevons comme non-moi. Mais si l'existence est indivisible, ce non-moi aussi doit, en réalité, être le moi; dès lors, la destinée de la conscience en évolution doit être de devenir parfaitement consciente, entièrement consciente du moi et du tout. Cet état parfait et naturel de la conscience est pour nous une supraconscience, un état qui nous dépasse, et où notre mental, s'il y était soudainement transporté, ne pourrait pas tout d'abord fonctionner; mais c'est vers cette supraconscience que notre être conscient doit évoluer. Or cette évolution de notre conscience vers son sommet, la supraconscience, n'est possible que si l'inconscience qui est notre base ici-bas, est elle-même, en fait, une supraconscience involuée; car ce qui doit apparaître dans le devenir de la Réalité en nous, doit être déjà là, involué ou caché dans son commencement. Nous pouvons en effet concevoir que l'Inconscient est un Être ou un Pouvoir ainsi involué, quand nous observons attentivement cette création matérielle issue d'une énergie inconsciente et que nous voyons celle-ci mettre au jour par des constructions singulières et des artifices infinis, l'oeuvre d'une vaste Intelligence involuée, et quand nous voyons que nous-mêmes aussi, sommes quelque chose de cette Intelligence, quelque chose qui évolue hors de son involution, une conscience qui émerge et dont l'émergence ne peut s'arrêter court sur le chemin tant que ce qui est involué n'a pas évolué et ne s'est pas révélé comme une Intelligence suprême, totalement consciente d'elle-même et totalement consciente de tout. C'est à cela que nous avons donné le nom de Supramental ou Gnose. Car cela doit être évidemment la conscience de la Réalité, de l'Être, de l'Esprit qui est caché en nous et qui lentement se manifeste ici-bas. De cet Être nous sommes les devenirs et nous devons croître à sa ressemblance.

------------------------------------------------------------------------------------

Source : les six derniers chapitres de "La Vie Divine" sont lisibles ici (du moins, pour l'instant, quatre d'entre eux) :

http://intyoga.online.fr/ld_espfr.htm

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MessageSujet: Re: La Bhagavad-Gîtâ   Mar 25 Mar - 13:36

Bonjour,

Ah, enfin une définition du supramental!!

Sauf que...

Citation :
Or cette évolution de notre conscience vers son sommet, la supraconscience, n'est possible que si l'inconscience qui est notre base ici-bas, est elle-même, en fait, une supraconscience involuée; car ce qui doit apparaître dans le devenir de la Réalité en nous, doit être déjà là, involué ou caché dans son commencement.

cette réflexion m'interpelle!

Une interprétation très particulière du traducteur? ou d'Aurobindo lui-même car tout est là depuis le commencement, rien n'est caché, en pleine lumière, pétales déployés, force simple et tranquille du satori permanent.

la "supraconscience" n'est pas involuée, elle est présente en nous et "il suffit" d'accorder notre corps/esprit à son diapason comme nous accordons un instrument de musique pour y parvenir. Un effort important est nécessaire au début mais ensuite, il suffit de suivre le sillon déjà tracé.

Tout est dans le sillon!

A bientôt
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MessageSujet: Re: La Bhagavad-Gîtâ   Sam 25 Avr - 6:10

--- XIII, 13 ---

Bhagavad-Gîtâ, XIII, 13 (Aurobindo) :

-------------------------------------------

13. Je te déclarerai l'objet unique vers quoi l'esprit de connaissance spirituelle doit se tourner, en quoi l'âme ici voilée d'ombre doit se fixer pour recouvrer sa nature et sa conscience originelle d'immortalité et en jouir -- le Brahman éternel suprême qu'on n'appelle ni sat (existence) ni asat (non-existence).

---------------------------------------------

On pourrait lire ici "Souverain Intégral", à la place du Brahman éternel au-delà de l'existence et de la non-existence, puisque le Souverain Intégral indique le point de vacuité, un au-delà de l'énergie et de l'existence en soi.

Pour rappel, le texte de la "Bhagavad-Gîtâ" réuni dans "le petit livre bleu", se retrouve aussi dans l'édition de poche (aux éditions Albin Michel) de cette même Bhagavad-Gîtâ de Aurobindo, mais augmentée de commentaires et explications qui peuvent éclairer chaque strophe, chaque verset.

Simplement, lire le texte au fil, sans coupures, reste toujours selon moi, le meilleur moyen habile pour faire lever l'inspiration, pour ouvrir les portails du coeur.

Nunrti-Sunya,
Et,
Bonjour chez vous.

Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

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